Okta rachète Stormpath

La nouvelle est tombée hier, la société Okta a réalisé l’acquisition de la société Stormpath. Pour ceux qui ne connaissent pas Strompath, la société propose une solution d’AUTHentification as a Service à destination des développeurs Web.

Attention, on ne parle pas ici d’une solution complète IDaaS comme  le propose déjà Microsoft, Centrify ou Okta, mais d’une brique à destination des développeurs permettant d’intégrer dans des services ou des applications web n’importe quel type d’authentification directement au niveau du code de l’application. Typiquement la solution Stormpath ne propose pas son propre annuaire Cloud (du moins pas du même niveau fonctionnel que Microsoft/Centrify/Okta) mais va permettre d’utiliser de nombreuses sources d’authentification différentes en intégrant au passage des mécanismes d’authentification forte ou de SSO:

Je m’étais intéressé à cette société quand elle avait fournie une Gateway permettant d’utiliser directement dans les applications SaaS un modèle d’authentification basé sur Active Directory ou LDAP:

Un modèle technique extrêmement intéressant axé sur les développeurs mais vraisemblablement un modèle trop réducteur pour résister aux points lourds de l’IDaaS qui commencent à proposer ce type d’API en standard dans leurs propres solutions. Voir par exemple chez Centrify:

Centrify Cloud API Guide: http://developer.centrify.com/site/global/documentation/api_guide/index.gsp
Centrify Cloud API Reference: http://developer.centrify.com/site/global/documentation/api_reference/index.gsp

Reste à savoir la raison de ce rachat de la part d’Okta. Pour moi la raison majeure n’est pas au niveau des APIs d’intégration (Okta a commencé à travailler sur ses propres APIs depuis quelques mois) mais au niveau de la technologie de gateway avec les éléments on-premises tels qu’un annuaire LDAP, Active Directory ou même un ADFS. En effet, sur cette brique majeure pour une entreprise d’une certaine taille, Okta était bien mal équipé… voulant imposer une vision à l’Américaine basée sur une approche pure Cloud Public à ses clients.

A noter, que la plupart des analystes ne sont pas d’accord avec moi et mettent en avant la partie API – voir par exemple: https://techcrunch.com/2017/03/06/okta-stormpath/ – ceci est normal puisque Stormpath est majoritairement connu pour cela… Mais pour moi ce n’est pas la raison principale, à moins que les équipes interne d’Okta aient vraiment fait du mauvais travail depuis quelques mois..

Il sera intéressant de suivre et comprendre comment les technologies Stormpath vont être intégrées à l’environnement Okta… Quelles briques technologiques vont être abandonnées… A suivre…

Quel futur pour Active Directory et Azure Active Directory ?

eic_kimcameron

La 10ème conférence European Identity & Cloud (eic) est terminée. Elle a été très riche en sessions techniques ou stratégiques. Un des points culminants de cet événement a été la présentation de Kim Cameron sur le futur des technologies Active Directory (en local donc) et Azure Active Directory (dans le cloud donc).

Pour ceux qui ne connaissent pas Kim Cameron, il s’agit de « monsieur identité » chez Microsoft, il est Chief Architect of Identity et donne la mesure et bâtie la stratégie de Microsoft en ce qui concerne la gestion des identités. Son blog est une référence sur ce sujet dans le monde anglophone: http://www.identityblog.com/

Dans cette session, Kim Cameron a tenté de présenté des pistes pour les décideurs IT, leur donnant sa vision du futur et de la cohabitation des technologies Active Directory et Azure Active Directory, en faisant notamment un focus sur le service Azure AD Directory Services permettant d’exposer Azure Active Directory au travers de services généralement utilisés localement sur un Active Directory local (kerberos, LDAP, etc.).

Pour ma part, je pense que dans 2 ou 3 ans, le couple Azure Active Directory + Azure AD Domain Services permettra de fournir un ensemble de services équivalents à ce que nous connaissons actuellement avec un Active Directory local, il s’agit vraisemblablement du futur des annuaires dans le cloud, avec une multitude d’applications ou de systèmes qui pourront se connecter et utiliser ce service global. Sans vouloir faire le « Microsoft Fan Boy » de base, il n’y a aucun équivalent à cette offre chez les autres fournisseurs cloud, Microsoft est en train de créer une offre de services IAM dans le cloud sans aucun concurrent valable ou valide. Cela est même assez étonnant de voir la pauvreté de l’offre Amazon et Google dans ce domaine…

Vous pouvez consulter la présentation de Kim Cameron ici:

 

Série d’articles interressants sur Azure AD par un MVP Français

mvp Seyfallah Tagrerout, MVP Français travaillant à la base sur les technologies de virtualisation, commence une série d’articles sur Azure Active Directory.

C’est accessible aux débutants, bien documenté et surtout c’est en Français !

Vous pouvez consulter les deux premiers articles ici:

https://seyfallah-it.blogspot.fr/2016/06/azure-ad-part-1.html

https://seyfallah-it.blogspot.fr/2016/06/azure-ad-part-2-letude-qui-prepare.html?m=1

La page d’accueil de son blog: https://seyfallah-it.blogspot.fr/ – focus sur les technologies de virtualisation, mais pas que.

Ubuntu: Mise à jour de la documentation intégration Kerberos/LDAP

ubuntu_kerberos_ldap

Comme vous le savez certainement, il est possible d’utiliser un annuaire LDAP comme conteneur des utilisateurs utilisés dans un royaume Kerberos. Sous Active Directory, cette « association » se fait naturellement, Active Directory proposant cette fonction de native et transparente pour les administrateurs.

Dans le monde Linux/Unix, cela est très différent, il faut expressément paramétrer le royaume Kerberos pour que celui-ci utilise un back-end LDAP pour stocker les informations utilisateurs, ensuite, en terme de protocole, on est sur du connu, Kerberos pour la partie authentification, LDAP pour la partie autorisations.

Franchement, quand on a compris le concept, ce n’est pas très compliqué, je dois avoué que l’avantage sur Unix/Linux, est une plus grande séparation des fonctions, donc une meilleure compréhension globale de l’architecture: Comme les choses ne sont pas faite automatiquement, et bien du coup, on comprend précisément les différences entre Kerberos et LDAP, cela rend vraisemblablement les choses plus simple à conceptualiser pour les débutants même si bien sur cela occasionne un paramétrage supplémentaire non nécessaire sous Active Directory.

Les concepts sont identiques sur l’ensemble des plateformes Linux mais chaque distribution a bien sur ses petites particularités. Ubuntu a mis jour dernièrement la documentation présentant cette intégration: dans ce scénario, les comptes utilisateurs sont donc créés dans LDAP, si la réplication LDAP est paramétrée, on a donc « l’équivalent » d’une réplication multi-maitres comme des contrôleurs de domaine Active Directory (enfin presque…) et un royaume Kerberos qui peut s’appuyer sur l’annuaire LDAP au lieu de s’appuyer sur une base de données Berkeley (ce qui est la configuration native d’un royaume Kerberos) pour stocker les objets utilisateurs.

La documentation pour Ubuntu, en Français est accessible [ ICI ]

Pour une référence plus générique et globale, vous pouvez aussi consulter la documentation MIT Kerberos [ ICI ]

 

 

Comprendre les fonctions PAM de MIM et les nouveautés sur PAM apportées par MIM SP1

privilaged-access

 

La gestion des privilèges et des accès à des comptes d’administration est une problématique récurrente chez les clients d’une certaine taille. Plus l’infrastructure grossie, plus les applications sont nombreuses, plus les services IT sont découpés (merci ITIL…) plus les comptes dits « à pouvoir » se multiplient dans l’écosystème IT des entreprises.

Ici, point de salut avec le Cloud, IT locale ou délocalisée, le nombre de comptes à privilèges ne réduit pas dans le nuage, parfois, il augmente, car la situation actuelle est hybride, de l’IT locale et de l’IT dans le nuage, donc multiplication des comptes à privilège, représentant  des populations d’administrateurs ou de responsables IT parfois différentes.

De nombreuses solutions sur le marché existent pour gérer ces comptes, j’ai commencé un article qui parcourra les différents modèles, mais je voulais mettre en avant la solution proposée notamment par Microsoft car elle a un caractère innovant.

De prime abord, la fonction PAM proposée par MIM semble lourde, elle l’est. En effet, le principe est globalement (je fais simple) de créer une forêt dédiée à la gestion des comptes ou des groupes qui contiennent des comptes à privilèges. On parle ici d’un forêt « bastion », oui vous avez bien lu, il faut une nouvelle forêt, et cela peut rebuter les comptes de tailles moyennes, car cela signifie, de nouvelles procédures, des outils de backup, de supervision, etc…

Mais, pour les comptes d’une certaine taille, je dirais au delà de 10 000 comptes, cette approche d’architecture peut apporter des avantages:

1/ on utilise ici des technologies connues & fiables: Active Directory

2/ la solution sera de facto compatible avec tous les systèmes acceptant  Active Directory comme référentiel de comptes et de groupes, les technologies Microsoft bien sur, mais aussi, Linux, Unix, MacOS, etc… ca commence donc à devenir intéressant

3/ la solution se base sur des protocoles reconnus, tel que Kerberos par exemple

Je vous conseille cette page sur le site de documentation de Microsoft: https://docs.microsoft.com/en-us/microsoft-identity-manager/pam/privileged-identity-management-for-active-directory-domain-services qui décrit les fonctionnalités dans les grandes lignes et l’infrastructure afférente.

Les nouveautés du SP1 de MIM 2016.

Bon, le SP1 de MIM 2016 apporte des choses intéressantes à la solution, comme par exemple le support officiel des différentes browsers web du marché, mais concernant le module PAM, ce qui me semble le plus intéressant, c’est la possibilité de scripter l’intégralité de l’installation du module PAM via PowerShell. Cela ouvre de nouveaux horizons car les scripts de configurations ne s’arrêtent pas uniquement à la partie PAM de MIM mais prennent aussi en compte les paramètres nécessaires comme la partie Active Directory, le SID filtering, la partie Silo Active Directory, etc…

mimsp1_pam_powershell

Il est donc imaginable, soyons fous, de déployer des instances dédiées pour des environnements différents au sein d’une même entreprise; pourquoi pas modéliser la chose sous forme d’appliance prête à l’installation et dont le setup final se ferait via une interface web pilotant le PowerShell ?

Si la gestion des privilèges est dans votre périmètre, et que vous travaillez dans une entreprise de plus de 10 000 employés, regardez la solution PAM de MIM, elle peut être une voie parmi d’autres…

 

 

 

 

Migration de Samba vers un Proxy Active Directory

samba_logo

 

Les solutions de Active Directory Bridge proposent généralement une intégration avec Samba, permettant notamment une configuration automatisée des paramètres Winbind et des paramètres nsswitch.conf liés à Winbind. Ainsi le mapping des utilisateurs peut se faire avec des comptes utilisateurs Active Directory et non pas avec des comptes utilisateurs locaux au système UNIX/Linux. Certaines solutions, telle que Centrify, propose une intégration encore plus poussée avec Active Directory permettant en quelques clics un intégration de l’authentification kerberos sur Samba et en fournissant des GPOs pour paramétrer les détails de la configuration Samba sur les différents serveurs Samba – mais le revers de la médaille est qu’il faut alors utiliser les package Samba fournis par Centrify.

Depuis peu, Centrify propose de remplacer leur distribution Samba spécifique par une fonction « ADbindproxy ». ce nouveau service « centrifydc-samba » permet d’utiliser les packages standards fournis par le système d’exploitation (en version samba 4 néanmoins) et de relier le service Samba standard avec une zone d’utilisateurs créées dans Active Directory en gardant tous les avantages de ce type de configuration: intégration kerberos, mot de passe unique, etc…

Une vidéo de présentation courte (15 minutes) permet de mieux comprendre le fonctionnement de ce nouveau composant:

 

 

Tutorial: how to store or migrate UNIX NIS maps in Active Directory using the Centrify NIS Gateway

I received a lot, I mean a lot, of requests after I had published my 3 last posts about the storage of NIS maps in Active Directory [http://bit.ly/1S4gKUGhttp://bit.ly/1qvvyzrhttp://bit.ly/1q8iAHi ] – The main problem was my posts are in French 😉 and a lot of people tried to use Google Translate to get it, but it wasn’t perfect. So, from the popular demand, I decided to translate it in English. English is not my native language, so sorry in advance if you will find some ‘bugs’ in the text.

As I explained in one of my last post (sorry again in French !), Microsoft announced it will not implement some Unix Services in Windows 2016 and Active Directory 2016 anymore, including NIS Services.

Through my different projects, I had meet a lot of organizations which are using mixt environment with Windows and Unix boxes and I can say the NIS usage is even nowadays very widespread. For sure, it is very bad to use NIS authentication and NIS authorizations, it is really better to use Kerberos ad LDAP instead. I will not go in the details now, but it is true that NIS is not something secured, however, the fact to totally eliminate the NIS Services is impossible for a lot of organizations. These organizations have a « IT history », from years, and a lot of very important information still remain in the NIS maps (automount, etc.)

So, the goal is to use Kerberos/LDAP for authentication/authorization services and a NIS Gateway service which expose to NIS client the maps NIS which are stored in Active Directory. Using this way, we get the best of the two worlds, we can secure the authentication with Kerberos and the organization is able to continue to use the NIS maps for the legacy needs.


In this tutorial, we will use the NIS Gateway provided by Centrify and get a magic trick to improve security without abandon the NIS history.

Inn this tutorial, we will use a Fedora 23 workstation as a NIS Gateway and Fedora 23 as a NIS client, in my example the Active Directory is a Windows 2012R2 one, but it will work with various flavors of Linux/Unix and with different versions of Active Directory.

A/ First step: Centrify packages installation on the future NIS Server (=NIS Gateway)

First, we need to set our NIS Gateway with a hostname and with a IP which permit to the NIS Gateway to communicate with the Active Directory world. Here, we consider that the basic settings regarding the Centrify Zones are already done (just refer to the Centrify Quick Start Guide to do it).

1/ Hostname settings


In our example, the hostname of the NIS Gateway will be: nisserver01.demo.local

2/ SSH checking

We will check that the SSH server service is present on the Linux box, we will need it to transfer the packages for the Centrify agent and the packages for the Centrify NIS Gateway on the NIS Server.


If the SSH server is not installed, type the following command to install the SSH server packages:


When the SSH packages are installed, you need to start the SSH service


3/ Centrify packages transfer to the machine

We will use WinSCP to transfer the Centrify agent (Centrify Server Suite 2016) on the NIS server (/tmp directory for example) – for a Fedora23 OS, the name of the package is centrify-suite-2016-rhel4-i386.tgz


4/ Centrify agent installation

Go the the /tmp directory and check you have the agent package.


Unzip the package:


Instal the agent, using the install.sh script:


The install.sh script will check everything to be sure your system is able to get it – if you don’t have any ‘failed » result, you will be able to install the agent – if you get some ‘warning’ result, it is not really important (we are doing a POC !)


Choose the Enterprise or the Standard version, it doesn’t matter for the NIS Gateway itself, so let’ choose Enterprise [E] in our example:


Choose the run adcheck again (just to be sure…) et provide the needed information linked to Active Directory during the installation process – In our example, we will join a zone named arizona, so our NIS server will provide « NIS service » for this zone – and choose to not reboot at the end of the installation:


As soon the information will be provided, the install process will start, but just before the installation process will ask you to verify your different values.


The installation process is starting – after the adcheck final check, just validate the agent installation process:



At the end of the process, the Centrify agent installation proceeds:


Now, we will install the package which will update the SSH Server packages with the Centrify packages – this is not 100% mandatory, but it will provide a better integration with Kerberos authentication, so let’s do it:


Now, we will install the Centrify NIS Gateway package:


At the end, just reboot the system, again this is not 100% mandatory, but let’s do it easier and reboot the system.

At this stage the first big step is over. Let’s see now how to set Centrify NIS Gateway.

B/ Second step: Centrify NIS Gateway settings

1/ Active Directory integration of the NIS Gateway Linux box

We will integrate the NIS Server in the zone named arizona. We consider here that you already performed the basic step of the Centrify installation procedure (refer to the Centrify Quick Start guide for details) and we consider you already created some Centrify zones in Active Directory.

First, let’s connect to the NIS Server and execute the following command to perform the Active Directory join to the arizona zone:


In our example, the domain is named demo.local, the Centrify zone is named arizona and the Active Directory service account used to perform the Active Directory join is named centrify. And the password for the service account is …no, for sure, just kidding ;-)) – but the join process will ask you the password for the Active Directory service account.


After few seconds, the following window will appear, saying everything is ok:


It is not mandatory to reboot the server itself, but to make it easier, let’s reboot the server:


2/ Let’s check some important things

Now let’s set some accurate parameters of the Centrify NIS Gateway. We will start to start the management tool Centrify Access Manager, we will find a new machine account in the zone names arizona, it is nisserver01:


This is another view with the list of the machines in the Centrify zone. We will use a other machine from this zone to be NIS client (ypbind) of our NIS Gateway. For sure, the NIS Gateway as a NIS server only for the machines which are in the same zone.


As we didn’t specify a specific container during the Active Directory join of the NIS Gateway, the computer object which represents the NIS server is stored by the containers Computers in Active Directory or any default container if you changed your Active Directory configuration:


Because we will apply some specific GPOs on the computer object which represents the NIS Gateway, we will create a new organization unit (OU) and we will move the computer object in it- in our example, the OU is named NIS_Gateway:


Now, we will start our NIS Gateway computer. When the computer will be started, it would be possible the use any AD account with a UNIX profile in the Centrify zone to log on it, but we will log as root to make it more convenient for the future manipulations.

As soon you are logged on the system, just type the adinfo command, you will obtain information about the state of the adclient daemon which represents more or less a Active Directory client for UNIX/Linux:


The most important thing is to have the value ‘connected’ for the attribute ‘CentrifyDC mode’, this means the system is truly connected to Active Directory and communicate with it. At this stage, our Linux server is integrated in Active Directory and it is totally secured, thanks to Centrify technology.

3/ Apply specific settings on the Centrify NIS Gateway

Let’s set some settings to set the correct behavior of Centrify NIS Gateway (adnisd).

First, we will use the Centrify extension for the GPMC to create some specific GPOs to set the NIS Gateway, nisserver01. Centrify provides some ADMX files if you just want to use the classic GPMC provided by Microsoft, so you can import the administration model in the GPMC. Or you can install some Centrify GPMC snap-in to create the UNIX/Linux GPOS. It is up to you, but you need to do one or the other.

Here we will use the ADMX files method, and e consider we already import the different ADMX files in the GPMC. Open the GPMC and go the node « computer configuration / Strategy / Administration model / Centrify Settings / DirectControl Settings / NIS Daemon Settings:


Edit the ‘Specify allowed client machines for NIS daemon‘ property and set the value to 0/0:


We need to do so, because by default, the NIS Gateway only accept NIS request from itself (I will not go in the details, but in some specific secured configurations where you need to deploy the NIS Gateway packages on all the UNIX systems, this « by default » behavior is useful). So we need to define the is of the IP addresses which are authorized to request the NIS service, if you set the value to 0/0, the NIS server will accept all the request from all the client.

Let’s edit also the ‘Specify NIS daemon update interval‘ property and set the value to 60.


This property will allow us to set the synchronization time between Active Directory and the NIS Gateway. Because of performance reasons, the NIS Gateway maintains a local cache of the values from Active Directory, so in our example, the values will be replicate every minute. In a production environment, a value between 16 and 30 minutes seems a good choice.

Just validate the GPO and close the GPMC. If you want to update the NIS Server with these new settings, it is just matter to execute the adgpupdate command on the NIS Server, this command will refresh the GPOs settings from Active Directory. You can also wait for the next GPO application process (the time period will depend of your Active Directory settings):


It is possible to check which GPO is applied or not by executing the adgpresult command on the system, here, we will see the settings we just created in the new GPO we created:


C/ Third step: Verify some elements on the Centrify NIS Gateway settings

As you may know, to have a consistent NIS Server on a system, we need to have RPC services up and running. If you don’t know so much about NIS, I recommend to read this book which is for me a sort of « NIS bible » [ special thanks to Randip M to let me know about this book. 😉 ]

I will not go in the very details, but globally the RPC server service will receive the requests from the NIS/RPC client from the network, so the RPC server service will decide to use a certain port number, using the port mapper, then the communication between the client and the server will use this specific RPC port for the rest of session. So to have a NIS server running in the right shape we need to have a RPC server running in the right shape.

To verify if everything is ok for the RPC server, execute the following command: rpcinfo –p localhost


Here we can see we have six port mappers waiting for a RPC connection, so everything is ok.

We will now check if the Centrify NIS Gateway service (adnisd) is up and running by executing the following command: systemctl status adnisd –l


If the adnisd service is not running, execute the following command to start it: systemctl start adnisd –l

When we execute the command systemctl status adnisd –l to check the status of the service, we have a message saying that we don’t have any NIS map stored in Active Directory, at this stage it is totally normal, we will publish NIS maps in Active Directory latter.

D/ Fourth step: Check the configuration of the NIS client

1/ some thoughts about what we are doing here…

At the Linux client level, it is very important to understand that we have two different components:

– The Centrify DirectControl agent which provides the ability of the system to be fully integrated in Active Directory and provides the Kerberos and LDAP layers for authentication and authorization against Active Directory – Even if we have a NIS client on system to use NIS maps, the authentication is not managed by NIS but by Kerberos

– The NIS client of the Linux system – this is not a component provided by Centrify agent installation, here we are using a generic client, which could be slightly different from different Linux/UNIX forks – never mind, the generic NIS client will use « classic » NIS exchange with the Centrify NIS Gateway, so it will work

The good thing with this scenario, is we will get all the advantage provided by the Centrify agent but we will be able to use legacy NIS maps. As the NIS gateway server itself is using a Centrify agent, all the communication between the NIS gateway and Active Directory is secured. Another big advantage is the fact that we will not have any more a dependency with one single NIS Master – in this scenario, the « NIS master role » is technically provided by the different AD domain controllers, as the AD domain controllers are using multi-master replication, we don’t have any single point of failure there – The NIS gateway will act as a NIS slave and will cache the information from AD on his own system, and we reply to the NIS requests from the network.

It is existing other scenarios, where the NIS authentication (ok, I don’t like to use the expression « NIS authentication » because NIS is NOT an authentication protocol, but I make the things simple here by comparing with Kerberos…) will be provided by NIS even if the NIS maps are stored in Active Directory – but in this scenario we will need to store in Active Directory a hashed version of the user passwords compatible with NIS, we will not review this particular scenario there because it is not really used anymore and above all because it is not really secured (I will even say it is not secured at all…).

2/ Apply some settings at the NIS client level

Perform a connection, using root, to the NIS client, in our example, the NIS client hostname is : fedora23.

We will first check if the ypbind service (the NIS client) is up and running, so let’s execute the following command: systemctl status ypbind –l

If you get something like this :


It means the service is not started, and it means the ypbind packages are even not installed at all.

To check is the package are installed or not, let’s try to start the service using this command: systemctl start ypbind –l

The following message will confirm that the ypbind packages are not installed at all:


To install the NIS client packages, execute the following command: dnf -y install ypbind rpcbind

If rpcbind was already installed, you will get this message, it is not a big deal, just ignore it :


In all the situations, you may obtain something like that at the end of the packages installation:


After packages installation, I advise you to restart the system, it is not purely technically a requirement, but I was used to be a Microsoft Guy 😉

Never mind if you just installed the NIS client packages or if you were using it during years before this tuto, we will now stop the ypbind service on the client to apply some settings at the NIS client level: systemctl status ypbind –l

To be sure we will not have bad behavior because of previous settings/usage, we will delete all the files which are in the var/yp/binding directory: rm -rf /var/yp/binding/*

Now, we will define the NIS domain name at the client level – remember, by default, the NIS domain name is equal to the Centrify zone name where our NIS Gateway is acting, in our example, the zone name is arizona. So let’s execute the command: domainname arizona


Then, we will edit the /etc/yp.conf file to set the NIS domain name and the NIS Gateway hostname – in our example, we need to add the value: domain arizona server nisserver01

Example, with the nano editor:


If you are using nano, after editing the value, let’s use Ctrl+O & Ctrl+X

Now, let’s start the ypbind service: systemctl start ypbind –l

You can check the service status using this command : systemctl status ypbind –l


Note: if the NIS client is not able to contact the NIS server, so the NIS client service will not start. If you get an error when you try to start the NIS client service, the first thing to do is to disable the firewall service on the NIS server (use the following command to stop the firewall on a fedora system: systemctl stop firewalld –l )

At this stage, we have a NIS server and a NIS client which are able to communicate each other, let’s publish some NIS maps in Active Directory now !

E/ Fifth step: Publish some NIS maps in Active DIrectory

In this tutorial, we will use the Centrify graphical tool « Centrify Access Manager » to publish some information in the NIS maps, but you can do it using different ways (LDP command for example).

Start the Centrify Access Manager tool, and go the Centrify zone (arizona in our example) – Then go to ‘Unix Data’, then ‘NIS maps’ node. Right-click on the node and choose ‘New / Generic Map’:


In our example, we will create a Generic Map, i.e. a map used to store text information with no direct relation with something used by the Linux system itself. For sure, you create some ‘classic’ NIS maps like Automount or Netgroup, but we will not cover the usage of these NIS maps in this article.

In this example, the NIS maps name is test and we have a key test01 with the value test0101:


From the NIS client, execute the following command: ypcat test – you may get the values from the NIS map test :


Here we go, it is working fine !

With the ypwhich command you will be able to confirm the NIS server name used by the NIS client (so in our example, it is the NIS Gateway hostname:


F/ One step beyond…

1/ Generated NIS maps

Let’s now explore, some advance details. To get the list of NIS maps from a NIS master server you need to execute the following command ypwhich –m


Here you can note two important things:

(1) from a NIS client, the NIS gateway is considered as NIS master server

(2) we created only one NIS map (test) in d’Active Directory but the NIS client is able the « see » four other NIS maps : passwd.byuid / passwd.byname / group.byname / group.bygid – These four maps are what we call ‘derived maps’, there are implicited generated from Active Directory data – In fact, at the system level (NIS client side), the NIS client needs to have a visibility of these four maps, so you don’t need to create it, the Centrify NIS gateway will create it and update it for you. So the passwd.byuid and passwd.byname maps will be automatically generated from the UNIX user profiles from the arizona zone, and the group.byname and group.bygid maps will be automatically generated from the UNIX group profiles from the arizona zone. Remember, behind the scene, the UNIX user profiles and the UNIX group profiles are linked with ‘real’ Active Directory user and group objects.

If you are using the command ypwhich –x you will be able to see the correspondence between NIS maps aliases and the real technical name of such NIS maps.


If you are using the command ypcat passwd you will be able to see the content of the generated map passwd.byname which is the list of the UNIX user profiles from the zone arizona :


To fully understand this feature, you can open the graphical tool Centrify Access Manager and check the list of UNIX user profiles from the arizona zone, you will exactly the same list :


2/ NIS maps objects in Active Directory

We can check how the NIS maps objects are stored in Active Directory – let’s use Microsoft Active Directory Users and Computers tool (ADUC) or a basic LDAP client to do so.

If you go to the zones containers, you will be able to see all the Centrify zones you created (not cover by this article) – select the arizona zone, and the NisMaps container, you will list the NIS map we created, means the test NIS map.

Under the test container (our NIS map), you will see the entry we create named test01:


If you do right-click on the test01 object and choose ‘Properties’ (with ADUC, Attribut Editor), you will see the different values from the different attributes used by Centrify to store the information:


If you look at three specific attributes, we will review the values we put in the system with the Centrify Access Manager tool for our test map – as a reminder:


These are the three attributes:

KEY: (description)


VALUE: (adminDescription)


COMMENTS: (wWWHomePage)


For sure, you will be able to use Active Directory ACLs Active Directory to provide access and delegation for such NIS map or even some specific rights on a specific value: this is very useful to define the NIS administrators AD group which will be able to create or update NIS map values in the future:


The main difference for the UNIX administrator will be the interface. As now the NIS maps are stored in Active Directory, they will use a LDAP Browser, the Centrify graphical tool or some LDAP script to maintain the NIS maps contain.

At the end, the ideal situation will be to use a IAM tool such MIM for example to manage the NIS maps lifecycle with delegation, workflow, approval and activity logs !

We did it !

Now, this tutorial is finished. Don’t hesitate to add some comments or contact me if you have any questions. Let’s discuss on twitter (@sylvaincortes) or by email if you have a NIS migration project, we can help you 😉

Utilisation d’Active Directory pour le stockage des maps NIS UNIX/Linux via la Centrify NIS Gateway [3/3]

 

Lors des deux premiers posts, nous avons vu les bases de l’intégration du système supportant la NIS Gateway au sein d’Active Directory puis l’installation et le paramétrage de la NIS Gateway elle-même. Dans ce dernier article consacré à la Centrify NIS Gateway, nous allons voir la configuration d’un client NIS et quelques options de publication des maps NIS.

Tout d’abord, il faut bien comprendre que dans notre cas d’utilisation, deux composants sont utilisés sur le client Linux/UNIX:

– L’agent DirectControl de Centrify qui permet l’intégration dans Active Directory du système ainsi que les mécanisme d’authentification par Kerberos et de gestion des autorisations via LDAP

– Un client NIS générique (celui du système)

Dans ce scénario, nous conservant tous les avantages de sécurité apportés par l’agent Centrify et nous permettons l’utilisation des NIS Maps de façon classique. La différence est que les NIS maps sont stockées dans Active Directory. Ceci amène plusieurs avantages dont celui-ci extrêmement important de ne plus dépendre du NIS master unique mais d’avoir en fait le rôle de NIS master porté par les contrôleurs de domaine Active Directory, cela tombe bien, ils sont multi-maitres et la NIS Gateway agit alors en tant que NIS Slave et répond donc aux requêtes des clients NIS.

Il existe d’autres scénarios, où l’authentification peut aussi être réalisé via NIS (bon je n’aime pas dire authentification via NIS, car NIS n’est en fait pas un protocole d’authentification, mais c’est pour rendre les choses simples via la comparaison avec Kerberos) avec des maps NIS et des hash de mots de passe compatibles NIS stockés dans Active Directory. Nous ne parlerons pas ici de ce scénario car il est de moins en moins utilisé par les entreprises et surtout parce que le niveau de sécurité global n’est pas très bon –ok, meilleur qu’avec uniquement NIS, mais c’est pas terrible quand même).

Paramétrage du client NIS

Réaliser une connexion via root sur le système client NIS, dans notre exemple la machine nommée fedora23.

Nous allons tout d’abord vérifier si le service ypbind (le client NIS) est démarré et fonctionnel sur le système en exécutant la commande: systemctl status ypbind –l

si vous obtenez quelque chose qui ressemble à cela:

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c’est que le service n’est pas démarré, et si il n’est pas démarré, il y a de fortes chances pour que ce soit tout simplement parce que les packages ne soient pas installés.

Un tentative de démarrage infructueuse via la commande systemctl start ypbind –l vous confirmera que les packages ne sont pas présents:

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Pour installer les packages nécessaires à l’exécution du client NIS, exécuter la commande suivante: dnf -y install ypbind rpcbind

Si rpcbind est déjà installé, vous obtiendrez le message suivant, ce n’est pas bien grave:

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Dans tous les cas, vous devriez obtenir quelque chose comme cela après l’installation des paquets:

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Après installation des paquets, je vous conseille un petit redémarrage du système. (pas purement techniquement obligatoire, mais bon…)

Que vous ayez déjà un client NIS fonctionnel sur la machine ou que vous veniez de l’installer, il faut maintenant arrêter le service ypbind sur le système via la commande: systemctl status ypbind –l

Ensuite, nous allons supprimer tous les fichiers qui peuvent se trouver dans le répertoire var/yp/binding via la commande: rm -rf /var/yp/binding/*

Il faut maintenant définir le nom de domaine NIS auquel le client devra se référer, par défaut le nom de domaine NIS est le nom de la zone Centrify dans laquelle le système et la NIS Gateway se trouvent, dans notre exemple il se nomme donc arizona. Pour ce, exécuter la commande suivante: domainname arizona

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Puis éditer le fichier /etc/yp.conf afin de renseigner le nom du domaine NIS ainsi que le nom de serveur de la NIS Gateway, dans notre exemple, il faut donc renseigner la ligne suivante: domain arizona server nisserver01

Exemple avec l’éditeur nano:

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avec nano, après édition du fichier, Ctrl+O & Ctrl+X

Ensuite, démarrer le service ypbind via la commande: systemctl start ypbind –l

Vous pouvez aussi vérifier le statut du service via la commande: systemctl status ypbind –l

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Note: si le client NIS ne peut pas atteindre le service NIS de la NIS Gateway, alors le service client ne démarre pas. Si vous avez une erreur au démarrage, la première chose à faire est de désactiver le firewall sur le serveur portant la NIS Gateway afin de vérifier si le problème vient du filtrage du firewall. (commande pour arrêter le firewall sur fedora: systemctl stop firewalld –l)

Donc jusque ici, tout va bien, nous avons un service NIS Gateway opérationnel et un client NIS qui est capable d’interroger le service NIS Gateway – reste maintenant à publier des maps NIS dans Active Directory afin de voir si nous sommes capables d’y accéder via la commande ypcat !

Pour publier des maps NIS dans Active Directory, nous allons simplement utiliser l’outil graphique Centrify Access Manager – Lancer l’outil, puis se rendre dans la zone (arizona, dans notre exemple) puis ‘Unix Data’, puis sélectionner le noeud ‘NIS maps’. Réaliser un clic-droit sur le noeud et choisir ‘Nouveau / Generic Map’:

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Dans notre exemple, nous allons simplement créer une map générique, c’est à dire une map pour stocker des informations texte sans relation directe avec des éléments utilisés par le système. Vous pouvez bien sur créer des maps plus ‘classiques’ telle que Automount ou Netgroup par exemple.

Exemple de notre map:

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Notre map se nomme donc test et contient une clé test01 de valeur test0101

Depuis le client NIS, exécuter la commande suivante: ypcat test – vous devez obtenir les valeurs de la map tel que:

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Ca y est, ca fonctionne !

La commande ypwhich vous confirmera le nom du serveur NIS (la NIS Gateway) que le client utilise:

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Pour aller un peu plus loin dans la compréhension, exécuter la commande ypwhich –m qui permet d’afficher la liste des maps et le serveur NIS Master pour chaque map:

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Nous pouvons constater deux éléments:

(1) d’un point de vue du client NIS, la NIS Gateway est vue comme le Master NIS

(2) alors que nous n’avons créée qu’une seule map NIS (test) au niveau d’Active Directory, le client NIS perçoit quatre autres maps NIS: passwd.byuid / passwd.byname / group.byname / group.bygid – ces quatre maps NIS sont les maps dites ‘implicites’, c’est à dire qu’elles sont générées automatiquement par la NIS Gateway pour des besoins systèmes en fonction des profils UNIX et des groupes UNIX qui sont présents et actifs dans la zone Centrify arizona (pour rappel, avec la technologie Centrify, nous utilisons directement des comptes utilisateurs et des groupes Active Directory au niveau des systèmes UNIX)

Grâce à la commande ypwhich –x nous pouvons visualiser les correspondances entre les alias de nom de maps NIS (accessibles via la commande ypwhich) et le nom réel technique de certaines maps NIS:

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Si maintenant nous exécutons la commande ypcat passwd nous afficherons alors le contenu de la map NIS implicite passwd.byname qui contient une représentation des profils UNIX présents dans la zone ‘arizona’:

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Effectivement, si nous utilisons l’outil graphique de gestion Centrify Access Manager et si nous regardons la liste des profils UNIX effectifs dans cette zone ‘arizona’, nous retrouvons bien la même liste de comptes:

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Regardons maintenant à quoi ressemble le stockage des maps NIS dans Active Directory. Pour cela, vous pouvez utiliser l’ADUC de Microsoft ou un client LDAP basique.

Si nous regardons dans le container des zones, nous retrouvons l’ensemble de nos zones Centrify. Il suffit de sélectionner la zone ‘arizona’, puis le container NisMaps. Nous retrouvons à l’intérieur de ce container la map NIS que nous avons créée, c’est à dire la map nommée  ‘test’.

Sous le container de la map ‘test’, nous retrouvons notre entrée nommée ‘test01’:

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Si nous regardons les propriétés de cette objet ‘test01’ (avec ADUC, réaliser un clic-droit puis choisir ‘Propriétés’), nous pouvons visualiser les différentes valeurs des différents attributs de cet objet (avec ADUC, via l’éditeur d’attributs):

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Si nous regardons spécifiquement trois attributs, nous retrouvons les valeurs que nous avons renseignées lorsque nous avons créé l’entrée dans la map NIS, pour rappel:

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Voici les trois attributs:

KEY: (description)

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VALUE: (adminDescription)

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COMMENTS: (wWWHomePage)

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Bien évidement, vous pouvez utiliser les ACLs Active Directory pour donner des accès à une map NIS ou à une autre, ou même des accès spécifique à une entrée en particulier. Cela est très utile pour définir les groupes d’administrateur qui auront le droit de mettre à jour les entrées dans la maps NIS:

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En effet, la différence pour les administrateur Unix sera l’interface qu’ils vont maintenant utiliser pour mettre à jours les entrées dans les maps NIS: ils pourront utiliser l’interface graphique Centrify, un browser LDAP ou des scripts LDAP. Nous pourrions même imaginer réaliser une interface dans un outil de gestion des identités comme MIM !

Ce tutoriel est terminé. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des interrogations existentielles sur ce type de solution !

Utilisation d’Active Directory pour le stockage des maps NIS UNIX/Linux via la Centrify NIS Gateway [2/3]

 

Lors de notre post précédent nous avons vu comment installer l’agent Centrify (adclient) et le package de la Centrify NIS Gateway (adnisd) sur le serveur qui publiera les maps NIS stockées dans Active Directory.

Nous allons maintenant voir comment activer l’agent Centrify sur la NIS Gateway, comment réaliser quelques GPOs depuis Active Directory pour paramétrer la NIS Gateway et finir par des vérifications locales à faire sur la NIS Gateway.

Tout d’abord nous allons intégrer le futur serveur NIS dans Active Directory et le faire rejoindre une zone Centrify. Nous considérerons ici que la partie basique d’une installation Centrify a déjà été réalisée, et que des zones ont été créées. Je vous laisse jeter un œil sur la documentation (notamment le Quick Start Guide) sur ces étapes extrêmement basiques. Dans notre exemple, la zone que nous allons rejoindre se nomme arizona.

Tout d’abord, se connecter en root sur le systèmes (sur le futur serveur NIS donc) et exécuter cette commande pour rejoindre Active Directory et la zone nommée arizona:

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dans notre exemple: le domaine AD se nomme demo.local, la zone Centrify à rejoindre se nomme arizona et le compte de service (Active Directory) ayant le droit de joindre une machine au domaine se nomme centrify – ensuite, le mot de passe AD pour le compte utilisateur/administrateur centrify sera demandé:

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Après quelques secondes, la fenêtre suivante apparaitra, vous confirmant que l’opération s’est bien déroulée:

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Nous pourrions nous amuser à ne redémarrer que certains services, mais allons redémarrer le serveur NIS, ce sera plus simple:

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Maintenant, laissons le système Linux de côté quelques instant et utilisons quelques outils de gestion proposés par Centrify pour affiner notre configuration.

Lancer l’outil Centrify Access Manager, nous constatons qu’une nouvelle machine a rejoint la zone arizona, il s’agit de nisserver01, notre futur serveur NIS:

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Une autre vue, avec la liste des machines qui sont dans la zone Centrify, pour information, la machine fedora17 nous servira de client NIS (ypbind) pour les tests, pour que cela fonctionne il faut bien sur que la NIS Gateway et le client NIS soient dans la même zone Centrify:

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Comme nous n’avons pas spécifier de conteneur Active Directory spécifique lors de la jointure au domaine de la machine Linux (notre futur serveur NIS), l’objet Computer le représentant dans Active Directory s’est créé dans le conteneur par défaut, si vous n’avez pas fait de modification au niveau d’Active Directory, vous retrouverez alors l’objet Computer dans le conteneur nommé Computers:

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Pour la suite des tests, et notamment pour l’application de certaines GPOs sur le serveur NIS lui-même, nous allons créer une Unité d’Organisation (UO) dans laquelle nous allons déplacer l’objet AD représentant le compte ordinateur du serveur NIS, dans notre exemple, l’UO se nomme NIS_Gateway:

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Nous allons maintenant démarrer notre serveur NIS. Une fois démarré nous pourrions maintenant utiliser n’importe quel compte AD ayant un profil UNIX dans la zone et ayant les droits de login pour nous authentifier sur le système – pour plus de souplesse, nous continuerons d’utiliser le compte root pour les différentes manipulations.

Si nous nous connectons sur le système, et que nous tapons la commande adinfo, nous devons obtenir des informations sur l’état du service adclient qui représente le client AD du système Linux:

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Le plus important est que l’attribut ‘CentrifyDC mode’ est bien la valeur ‘connected’, cela signifie que le système est bien connecté à Active Directory. A ce stade nous avons un serveur Linux intégré dans Active Directory, dans une zone Centrify et qui est fonctionnel d’un point de vue système et totalement sécurisé par l’agent Centrify.

Nous allons maintenant voir certains éléments spécifiques à la partie NIS Gateway (adnisd).

Tout d’abord nous allons utiliser l’outil d’administration Centrify pour créer des GPOs spécifiques aux serveurs NIS qui s’appliqueront à notre serveur nisserver01. Centrify propose soit d’intégrer directement des fichiers ADMX au niveau de la GPMC soit d’installer un snap-in présentant les GPOs spécifiques aux environnements Unix/Linux et MacOS toujours au niveau de cette même GPMC. Il faut bien sur au préalable avoir fait une de ces deux manipulations.

Ouvrir la GPMC, se rendre sur le noeud Configuration ordinateur / Stratégies / Modèles d’administration / Centrify Settings / DirectControl Settings / NIS Daemon Settings:

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Editer la propriété ‘Specify allowed client machines for NIS daemon’ et renseigner la valeur 0/0:

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En effet, par défaut, le démon adnisd n’accepte que les requêtes locales, c’est à dire, les requêtes NIS émises depuis le serveur NIS lui-même (je ne rentrerai pas dans les détails, mais cette configuration est utilisée dans des cadres précis de sécurité), il faut donc spécifier les adresses IP qui auront le droit de lancer des requêtes NIS vers notre NIS Gateway, si l’on renseigne la valeur 0/0, toutes les requêtes NIS seront acceptées.

Editer également la propriétés ‘Specify NIS daemon update interval’ et renseigner la valeur 60:

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Cette valeur (par défaut sur 30 minutes) permet de spécifier l’intervalle de rafraichissement des données entre Active Directory et le cache local de la NIS Gateway. En effet, pour des raisons de performance, les informations des maps NIS stockées dans Active Directory sont mises en cache au niveau de la NIS Gateway (comportement par défaut), nous mettons ici la valeur sur 60 secondes afin de ne pas trop attendre entre les modifications faites dans Active Directory et leur synchronisation sur la NIS Gateway. En production, une valeur entre 15 et 30 minutes est tout à fait acceptable.

Valider la GPO, et refermer la console de gestion des GPOs Centrify.

Pour mettre à jour notre futur serveur NIS avec ces nouvelles valeurs de configuration (celles de la GPO), il faut se connecter sur le serveur NIS et exécuter la commande adgpupdate afin de forcer le rafraichissement de la GPO sur le système Linux, sinon attendre la prochaine application des GPOs:

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Pour visualiser les GPOs qui sont bien appliquées sur le système, exécuter la commande adgpresult, nous retrouvons bien les paramètres appliqués de notre GPO créée précédemment:

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Nous allons maintenant vérifier quelques éléments au niveau de notre serveur NIS Gateway.

Tout d’abord pour qu’un service NIS s’exécute convenablement sur un système, il faut que les services RPC soient opérationnels. je ne rentrerais pas les détails, mais globalement le service RPC du serveur va recevoir la requête, décider d’un numéro de port RPC pour la connexion cliente du client NIS et donc permettre la communication entre le client et le serveur. Il faut donc que RPC fonctionne correctement sur le serveur NIS, pour vérifier cela, exécuter la commande  rpcinfo –p localhost

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Nous voyons ici 6 portmapper en attente de demande d’échange RPC, tout va bien.

Nous allons maintenant exécuter la commande systemctl status adnisd –l afin de vérifier que le service adnisd est bien démarré et fonctionnel:

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Si jamais le service n’est pas démarré, exécuter la commande systemctl start adnisd –l pour le démarrer.

Le résultat de la commande systemctl status adnisd –l nous indique à la fin qu’il n’y aucune NIS map dans Active Directory, à ce stade, c’est tout à fait normal.

Dans le prochain et dernier article de cette série consacrée à l’utilisation d’Active Directory pour le stockage des maps NIS à destination des clients UNIX ou Linux, nous verrons comment publier quelques maps NIS dans Active Directory, comment paramétrer des clients NIS (ypbind) pour interroger ces même maps NIS et comment réaliser quelques tests supplémentaires.

Utilisation d’Active Directory pour le stockage des maps NIS UNIX/Linux via la Centrify NIS Gateway [1/3]

 

Comme indiqué dans un de mes derniers posts, Microsoft a annoncé la suppression de certains services Unix majeurs au sein de Windows 2016 et donc d’Active Directory 2016.

Au travers de mes projets, je rencontre de nombreuses sociétés qui utilisent des environnements mixtes Microsoft/Unix, et il est clair que les services NIS ont la vue dure… Bien sur, il ne faut pas gérer les authentifications et les autorisations via NIS, au profit d’utiliser Kerberos et LDAP. Je ne vais pas rentrer dans les détails ici, mais c’est comme dans Ghosbusters, utiliser les services NIS, c’est “mal”… Néanmoins, pour de nombreuses organisations, l’élimination totale des services NIS est un véritable challenge, car ces même organisations gère depuis des dizaines d’années des informations très importantes pour leur production dans ces fameuses map NIS (automount ou autre).

L’idée est donc généralement d’utiliser Kerberos/LDAP pour utiliser les services d’authentification et d’autorisation d’Active Directory et un service NIS “gateway” qui permettra d’accéder à Active Directory de façon sécurisée pour proposer le service NIS server depuis cette gateway. De cette façon, on obtient le meilleur des deux: on sécurise les services d’authentification par Kerberos et on permet à l’organisation de continuer à utiliser NIS pour exposer des maps “legacy”.

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Nous allons donc utiliser les services de NIS gateway proposés par la solution Centrify pour réaliser cette prouesse technologique et fonctionnelle Smile

Pour ce, nous allons paramétrer une workstation Fedora 23 en tant que passerelle NIS vers Active Directory.

Tout d’abord, il faut bien paramétrer votre Fedora pour vous assurer de lui donner un nom hostname qui corresponde à votre besoin et lui donner un paramétrage IP qui permette à cette passerelle NIS de communiquer avec Active Directory. Nous considérons ici, que les paramétrage basiques d’installation et de paramétrage de Zones Centrify ont déjà été effectués.

1/ Paramétrage du hostname

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Dans notre exemple, le hostname du futur serveur NIS sera: nisserver01.demo.local

2/ Vérification du service SSH

Nous allons vérifier que le service SSH Server est présent sur la machine, ceci afin de nous permettre de transférer les package de l’agent Centrify et de la NIS Gateway sur le futur serveur NIS

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Si le serveur SSH n’est pas installé, renseigner la commande suivante pour installer les packages:

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Une fois que les packages SSH sont installés, démarrer le service SSH serveur

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3/ Transfert des packages sur la machine

Via WinSCP, nous allons transférer l’agent Centrify de la version Centrify Server Suite 2016 sur la machine (dans le répertoire/tmp) pour une fedora 23, le nom du package est centrify-suite-2016-rhel4-i386.tgz

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4/ Installation de l’agent Centrify

Vérifier que l’agent est bien dans le répertoire /tmp:

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Décompresser le package de l’agent:

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Lancer l’installation de l’agent:

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Le script d’installation va lancer une vérification pour voir si la plateforme sera compatible avec l’installation de l’agent – si aucun test ne sort en “failed”, l’installation sera possible, les “warning” ne sont pas rédhibitoires pour l’installation:

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Choisir d’installer la version Enterprise ou Standard, en ce qui nous concerne pour le service NIS, cela n’a aucune importance – dans notre exemple, nous choisissons Enterprise [E]:

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Choisir de lancer adcheck à nouveau (pour être sur…) et renseigner les informations liées à Active Directory que demandera le processus d’installation – dans notre exemple, nous allons rejoindre une zone Centrify nommée arizona, notre futur serveur NIS fournira donc des services NIS pour cette zone Centrify – choisir de ne pas redémarrer à la fin de l’installation:

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Une fois les informations fournies, le processus d’installation vous demande de valider une dernière fois les informations fournies avant installation et paramétrage de l’agent:

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Le processus d’installation commence – après le processus adcheck, valider l’installation de l’agent:

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L’installation se termine avec l’installation des agents Centrify:

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Nous allons maintenant installer le package permettant de mettre à jour le serveur SSH livré avec l’OS par la version serveur SSH Centrify qui permet une meilleure intégration au niveau de l’authentification Kerberos intégrée:

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Nous allons maintenant installer le package du serveur Centrify NIS Gateway:

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Nous allons maintenant pouvoir redémarrer le système !

Lors du prochain article, nous verrons ensemble le paramétrage de l’agent Centrify, le paramétrage du service NIS Gateway et nous publierons quelques maps NIS dans Active Directory afin de les rendre accessibles pour des clients NIS Unix/Linux sur notre réseau.

Webinaire sur l’intégration des MacOS X dans Active Directory

J’ai dernièrement réalisé un webinaire sur la thématique de l’intégration des machines MacOS X dans Active Directory pour le compte de la société Cerberis. Nous avons pris en exemple l’intégration via les technologies Centrify avec le mode AutoZone de manière à simplifier l’intégration et l’accès des utilisateurs sur les systèmes. La fin du Webinaire comporte une démonstration avec des GPOs appliquées sur les MacOS, la relation entre les comptes AD et l’authentification sur les postes MacOS X et encore la migration des comptes locaux vers des comptes Active Directory afin de conserver l’environnement utilisateur d’un compte local après migration vers un compte AD.

Voici le webinaire:

Intégration Unix & Linux dans Active Directory: Quelle type de zone Centrify utiliser ?

 

Dernièrement un client m’a demandé quel était le meilleur choix en termes de zones Centrify – quel type de zone doit on privilégier ?

La question est intéressante, car la “zone Centrify” est un élément important d’un design d’intégration UNIX/Linux dans Active Directory.

Comme d’habitude, il n’y a pas de réponse absolue, s’il existe plusieurs types de zones, c’est que certaines situations impliquent un type de zone et d’autres un autre type… évidement…

Rappel sur la notion de zone

Une zone Centrify représente ce que j’appelle personnellement un “ilot identitaire” – les zones servent globalement aux situations suivantes:

– Résultat de migration depuis différents ilots identitaires existants (plusieurs serveurs NIS, des serveurs LDAP, voir des fichiers passwd locaux depuis chaque système) – Ceci permettant notamment de gérer la problématique de collision d’UIDs/GIDs qui est LE gros problème rencontré par des entreprises voulant migrer vers un annuaire unique

– Règles de gouvernance: les zones permettent de ségréguer la gouvernance de différents ensembles de serveurs Unix, Linux ou Windows ou des Workstations Linux ou MacOS: si des équipes d’administrateurs IT différentes gèrent différents périmètres, les zones peuvent aider à encadrer tout cela

– Règles d’accès: même si il est possible de gérer les règles d’accès des utilisateurs aux différents systèmes, c’est à dire, « qui a le droit de se connecter sur tel système » de plusieurs manières différentes (GPOs, Rôles, pam.deny, pam.allow, etc.) les zones Centrify permettent rapidement et facilement de définir le « qui a a accès à quoi »

– Le reporting: il est extrêmement facile de générer des reports par zone, indiquant facilement le “qui a accès à quoi” en termes de systèmes – extrêmement efficace pour des audits

Pour une zone donnée, il est très simple de définir des attributs POSIX pour un utilisateur Active Directory, et bien sur il est possible de définir des jeux d’attributs POSIC différents par zone pour un même individu:

Centrify_zone

 

Les différents types de zones

Il existe 7 types de zones Centrify:

(0) AutoZone (nous ne le traiterons pas dans cet article, dans la vraie vie, ceci ne concerne que les workstations sous MacOS)

(1) SFU-compatible zones, version 3.5
(2) SFU-compatible zones, version 4.0
(3) Classic Centrify zones, 2.x, 3.x, and 4.x
(4) Classic RFC 2307-compatible zones
(5) Hierarchical Centrify zones, 5.x
(6) Hierarchical RFC 2307-compatible zones

 

Les zones dites “SFU-compatible” (1)(2) permettaient la compatibilité avec le schéma SFU exploité par Microsoft dans Active Directory à une certaine époque, autant dire que vu le “bazard” que constitue SFU en terme de compatibilité et de standard, peu de clients se sont aventuré dans cette voie…

Les zones “Classic” (3)(4) représentent l’ancienne famille de zone Centrify, à cette époque, les zones étaient “à plat”, c’est à dire non-hiérarchiques – c’était déjà très bien, mais cela obligeait à reproduire toutes les configurations communes aux différentes zones dans chacune des zones, de façon individuel et donc sans gestion centralisée – beaucoup de clients utilisent encore ce modèle car ils n’ont pas migré vers le modèle hiérarchique.

Les zones “Hierarchical” permettent d’avoir une arborescence de zones, avec un héritage descendant au niveau des profils POSIX. Cela permet notamment de définir une zone dite Parent avec l’ensemble des UIDs Corporate voulus et de définir des zones enfants avec uniquement les exceptions/différences par rapport aux profils POSIX définis dans la zone Parent. C’est donc bien évidement le meilleur choix, même dans le cas d’une architecture simpliste (dans ce cas on ne créera qu’une seule zone parent).

La zone “Hierarchical RFC 2307-compatible”

Avec la nouvelle version de Centrify Server Suite, le format de zone par défaut lorsque l’on créé une zone est le format: Hierarchical RFC 2307-compatible – l’avantage de ce format est que les attributs POSIX rattachés au ServiceConnectionPoint représentant le profil Unix de l’utilisateur dans la zone est “proprement” renseigné dans des attributs particuliers, permettant des requêtes LDAP facilitées et surtout une gestion par un outil IAM externe extrêmement simplifié.

RFC2307

On voit ici par exemple que l’attribut POSIX uidNumber est un attribut à part entière dans l’annuaire Active Directory.

Cette approche simplifie la manipulation des profils Unix depuis un browser LDAP:

LDAP_serviceconnectionpoint

serviceconnectionpôint

Merci pour ce client, je n’avais jamais pensé faire un article sur ce sujet ! N’hésitez pas à me contacter pour plus précision.

Installation de Centrify Workstation for Mac 2016 sur EL CAPITAN (OSX 10.11) [Part 3/4] – Quelques manipulations après l’installation de l’agent Centrify

Installation de Centrify Workstation for Mac 2016 sur EL CAPITAN (OSX 10.11) [Part 3/4] – Quelques manipulations après l’installation de l’agent Centrify.

Lors de l’article précédent, nous avons installé l’agent Centrify sur une machine MacOS X afin que celle-ci bénéficie d’une véritable intégration à Active DIrectory – cad une intégration basée sur Kerberos et LDAP permettant également l’application de GPOs sur les systèmes MacOS, et non pas une intégration basée sur Samba.

Nous allons maintenant faire quelques paramétrages supplémentaires dans la première partie de cet article, puis nous traiterons la gestion des comptes locaux existants avant la migration dans la deuxième partie de cet article.

# Nous allons maintenant faire quelques vérifications et manipulations afin de parfaire cette installation

[1] Déplacement du compte machine de la machine MacOS X

Comme nous n’avons spécifié dans quelle UO créer le compte machine, celui-ci s’est créé dans le conteneur par défaut, à savoir « computers »:

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Pour information, il est possible que votre administrateur Active Directory est défini un autre conteneur par défaut, mais dans la plupart des cas, il s’agit du conteneur « computers ».

Nous allons maintenant déplacer le compte ordinateur « ELCAPITAN » dans l’UO que nous avons prévue à cet effet au tout début, l’UO CENTRIFY/WORKSTATIONS:

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[2] Vérification des informations dans l’annuaire

Réaliser un clic-droit sur le compte machine et choisir « Propriétés »

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Vous pouvez parcourir les différents onglets afin d’avoir des informations sur le compte machine, la version de l’OS, la version de l’agent Centrify installée, etc.

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Il est également possible de vérifier le type de zone Centrify rejointe, dans notre exemple, nous avons choisi le mode AutoZone qui permet de s’affranchir de la gestion des UIDs et du contrôle d’accès. Dans ce mode, les UIDs sont générés automatiquement par un dérivé du SID utilisateur, les UIDs sont gérés localement par l’agent, il n’y a pas d’UIDs stockés coté Active Directory – ce mode est tout à fait particulier et convient uniquement aux workstations, et je dirais même uniquement aux workstations MacOS.

En utilisant ce mode, tous les utilisateurs Active Directory peuvent ouvrir une session sur le poste MacOS (à moins que localement sur le MacOS on est spécifié le contraire dans le gestionnaire de login des Paramètres Systèmes – ou encore – il est possible d’utiliser le fichier de configuration centrifydc.conf en jouant sur les attributs pam.allow.users et pam.allow.groups ), il n’y a pas besoin de de donner le droit de ‘login » sur la machine, ceci est automatique pour tous les comptes utilisateurs présents dans Active Directory.

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Il est également possible de constater via l’éditeur d’attributs, certaines propriétés avancées du compte machine, comme par exemple les différents servicePrincipalName qui seront utiles au protocole kerberos:

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[3] Vérification des informations via l’outil Centrify DirectManage AccessManager

Lancer l’outil de gestion Centrify:

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Il est facile de constater l’existence d’une nouvelle zone « Auto Zone » et de voir qu’elle contient un compte machine. Il est aussi possible de constater qu’il n’y a aucun moyen de gestion directe sur les droits d’accès ou sur la gestion des UIDs / GIDs comme il est possible via une zone Standard:

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Comparaison avec une zone standard:

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Pour bien comprendre les différences entre une Auto Zone et une Zone Standard, je vous conseille de consulter cette vidéo :

 

# Utilisation de comptes utilisateurs au niveau de machine MacOS X : Nous allons maintenant explorer les différentes possibilités pour utiliser les comptes utilisateurs sur la machine MacOS X

[1] Utilisation d’un compte local existant avant l’installation de l’agent

Il est bien sur possible de continuer à utiliser des comptes locaux, par exemple, nous avions un compte local « florent » qui est présent sur le MacOS X dans la base de comptes locale :

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Par exemple, nous avons sur le bureau de cet utilisateur local quelques fichiers :

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Si nous vérifions l’UID utilisé par le compte, nous constatons un UID local, qui est dans exemple 502:

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[2] Utilisation d’un compte Active Directory sans lien avec la base de compte locale

Dans notre annuaire, nous avons par exemple un utilisateur « luc » qui n’existe pas dans la base de comptes locale :

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il est possible d’utiliser ce compte et le mot de passe Active Directory pour se connecter sur la machine MacOS X:

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Il est facile de constater que l’UID utilisé est un dérivé du SID du compte Active Directory généré par l’agent Centrify lui-même :

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On peut constater la même chose au niveau de l’utilitaire « Users & Groups » dans les Préférences Système:

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[3] Alignement d’un compte local existant avec un compte Active Directory : l’idée est ici de mapper un compte local existant avant la migration vers Centrify et l’installation de l’agent pour utiliser un compte utilisateur Active Directory le remplaçant tout en conservant le profil (/home/) de l’utilisateur local existant – cette manipulation est une opération très courante si vos machines MacOS X étaient déjà utilisées

Dans notre exemple, nous avons un compte local « dark »:

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Personnalisons le bureau de cet utilisateur pour bien le repérer par la suite :

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Cet utilisateur a un UID local, ici 502 :

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Maintenant il faut créer un utilisateur avec le même login au niveau d’Active Directory :

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Maintenant, reconnectons-nous sur le poste MacOS avec le compte local « dark », à ce stade l’agent Centrify vérifie s’il y a un compte équivalent côté Active Directory, ce qui est le cas et affiche le message suivant :

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Cliquer simplement sur OK

Nous allons maintenant aligner les deux comptes en mappant le compte local avec le compte Active Directory et ce sans perdre les propriétés locales du compte existant.

Tout d’abord il faut s’authentifier sur la machine MacOS X avec un autre compte que le compte à aligner, par exemple le compte Florent puis il faut se rendre dans les Préférences Systèmes, puis dans les propriétés de l’agent Centrify :

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Débloquer la configuration en cliquant sur le cadenas en bas à gauche et renseigner un compte avec des pouvoirs sur cette machine :

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Puis sélectionner l’onglet « Account Migration » – ensuite sélectionner le compte à aligner avec le compte Active Directory, dans notre exemple il s’agit du compte « dark » et cliquer sur « Link »:

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Un message d’avertissement apparait alors, cliquer sur OK :

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Ce message est normal, il indique simplement que l’agent va supprimer le compte local (en fait il supprime l’entrée de ce compte dans l’index provenant de la liste du pointeur des comptes locaux OS X), pas de panique, cette manipulation ne supprime le profil local de l’utilisateur situé dans /users/ – cela va seulement supprimer l’existence du compte utilisateur local tout en conservant les données inhérentes au profil qui est conservé.

Automatiquement le mappage sur le compte Active Directory se réalise (basé sur le username), il faut alors cliquer sur « Apply »:

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A la fin du processus, les deux comptes sont maintenant liés :

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Fermer la session administrateur.

Maintenant, la mire de login ne propose plus le compte local « dark »:

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Nous allons utiliser le login réseau et nous utiliserons le compte Active Directory « dark » pour se connecter sur la machine MacOS X:

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Un message peut apparaitre vous demandant de mettre à jour la « keychain » du mot de passe – il faut alors choisir « update keychain » et renseigner votre ancien mot de passe ou tout simplement recréer une « keychain » pour le nouveau mot de passe si vous ne vous souvenez plus de votre ancien mot de passe local.

Comme convenu, nous avons conservé le profil utilisateur du compte local (/users/dark) mais il s’agit bien de l’utilisateur Active Directory avec un UID différent provenant du dérivé du SID compte utilisateur Active Directory :

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A ce stade, l’utilisateur « dark » est maintenant capable d’utiliser sa machine MacOS X exactement comme avant, avec son bureau, ses raccourcis, etc. mais en bénéficiant de son compte Active Directory.

Dans le prochain et dernier article de cette série consacrée à MacOS X et Centrify, nous explorerons quelques possibilités en termes de GPOs Active Directory appliquées à MacOS X grâce aux technologies Centrify.

Installation de Centrify Workstation for Mac 2016 sur EL CAPITAN (MacOS X 10.11) [Part 2/4] – Installation de l’agent Centrify

Installation de Centrify Workstation for Mac 2016 sur EL CAPITAN (MacOS X 10.11) [Part 2/4] – Installation de l’agent Centrify.

Lors de l’article précédent, nous avons préparé l’environnement, maintenant tout est prêt et le package DMG est sur le bureau d’un compte local MacOS X avec des pouvoirs d’administrateur :

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La dernière des choses à vérifier est que le MacOS X n’est pas relié à Active Directory avec le plug-in Active Directory natif de MacOS X, ceci est très important. Pour vérifier, choisir l’option Utilisateurs & Groupes / Users & Groups dans les préférences systèmes :

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Ici, il n’y pas de domaine joint, c’est donc parfait :

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Passons maintenant au choses sérieuses…

[1] Vérification de l’environnement grâce à ADCheck

Le package DMG contient un outil de vérification de l’environnement avant installation de l’agent, il faut donc ouvrir l’image DMG:

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Et choisir l’icône AD Check au lancement d’AD Check, l’assistant vous demande le nom de domaine du domaine que vous souhaitez rejoindre afin de faire les vérification, dans mon exemple, le nom de domaine est demo.local:

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Puis cliquer sur le bouton bleu AD Check

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Pour que la future installation se déroule sans encombre, il faut que vous n’ayez aucun "Failed" dans la liste des résultats aux tests – par exemple, ici, l’assistant AD Check m’indique que un des serveurs DNS que j’utilise sur ma machine ne gère pas le nom de domaine demo.local – nous allons donc l’enlever de la configuration DNS et refaire les test AD Check:

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Ça y est, tout va bien !

[2] – Installation de l’agent et rejoindre le domaine AD

Lancer le package pour l’installation de l’agent Centrify:

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Choisir "Continue":

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Puis à nouveau sur "Continue":

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Puis, après avoir lu le Software License Agreement, à nouveau sur "Continue":

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Puis sur "Agree":

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Puis sur "Install":

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Indiquer le mot de passe de l’administrateur local (ici, le mot de passe pour Florent) et appuyer sur "Install Software":

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Le processus d’installation de l’agent se poursuit alors :

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A la fin du processus, choisir l’option "Launch centrify Join Assistant" (sélectionnée par défaut) et choisir "Continue":

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La fenêtre de l’installateur indique que tout s’est bien déroulé :

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Et une nouvelle fenêtre apparait pour lancer l’assistant AD JOIN, cliquer sur "Continue":

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Indiquer le mot de passe de l’administrateur local (ici, l’administrateur local est Florent) et cliquer sur OK:

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Indiquer alors le nom de domaine du domaine AD à rejoindre (ici demo.local), un compte administrateur AD qui a le droit d’écrire dans AD (à minima dans les UOs que vous avez créé dans l’article précèdent) ainsi que le mot de passe de ce compte d’administration AD, puis cliquer sur "Continue":

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Indiquer les options pour rejoindre le domaine, vous pouvez garder toutes les options par défaut – pour des machines MacOS, je vous conseille de garder "Auto" pour le "Licensed Mode", cela vous permet de ne pas avoir à gérer les UIDs pour les comptes utilisateurs, par défaut dans ce mode, les UIDs générés dans la Zone Centrify seront un dérivé du SID utilisateur AD – vous pourrez ensuite aligner les UIDs générés dans cette zone avec les comptes utilisateurs existants au niveau de l’OS MacOS X via un outil fourni par centrify.

A noter que le premier ordinateur MacOS qui sera joint à AD avec le mode "Auto" va automatiquement créer la zone "Auto" au niveau de l’AD lui-même, contrairement aux systèmes Unix et Linux qui sont généralement joints dans des zones « standards », il n’y a pas besoin ici de créer la zone en amont de la première jointure au domaine.

Puis cliquer sur "Join"

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Indiquer le mot de passe de l’administrateur local (ici, l’administrateur local est Florent) et cliquer sur OK:

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L’assistant indique que la machine est en train de rejoindre le domaine AD:

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Tout s’est bien déroulé, cliquer sur "Done":

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Redémarrer le poste MacOS.

[3] – Première connexion avec un compte utilisateur AD

Sur la fenêtre de login du MacOS X, vosu trouverez par défaut les comptes locaux existants (ici Florent) – mais maintenant que vous avez joint la machine à AD, vous pourrez accéder à une liste d’utilisateurs provenant d’AD en cliquant sur "Other…"

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Par exemple, nous avons un compte utilisateur existant dans AD qui est Luc:

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Nous allons utiliser ce compte et son mot de passe AD pour nous connecter sur la machine MacOS X:

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Un nouveau bureau pour Luc apparait :

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Si nous utilisons une fenêtre de Terminal, et que l’on taper la commande ‘id’ on obtient les informations suivantes, l’UID a été automatiquement généré pour l’utilisateur :

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Toujours dans le terminal, la commande ‘adinfo’ nous permet d’obtenir des informations sur la connectivité à AD:

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Ça y est, c’est officiel, notre machine MacOS X EL CAPITAN a rejoint AD et peut utiliser tous les services AD.

Dans les prochains articles, nous allons explorer quelques pistes d’améliorations du paramétrage de base, utiliser quelques outils d’administration et nous allons explorer les GPOs applicables aux systèmes MacOS X.

Installation de Centrify Workstation for Mac 2016 sur EL CAPITAN (MacOS X 10.11) [Part 1/4] – Préparation de l’environnement pour installation de l’agent Centrify

 

Installation de Centrify Workstation for Mac 2016 sur EL CAPITAN (MacOS X 10.11) [Part 1/4] – Préparation de l’environnement pour installation de l’agent Centrify.

La version 2016 de la Centrify Workstation for Mac est sortie courant Décembre 2015. L’agent livré avec cette version (CentrifyDC-5.3.0-mac10.9.dmg) est directement compatible avec la version OSX 10.11 (EL CAPITAN).

A noter, cette version de l’agent n’est plus compatible avec les versions 10.8.x d’OSX, pour supporter ces anciennes versions, il faut utiliser les agents fournis avec les anciennes versions de la Centrify Workstation for Mac (version 2015.1 ou version 2015 par exemple).

A savoir, le CD Centrify 2016 qui contient les agents ne contient que la version TGZ du paquet de l’agent Centrify. Une fois le paquet TGZ extrait, celui-ci contient un paquet TAR qui contient les éléments suivants :

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Le fichier CentrifyDC-5.3.0-mac10.9.dmg est un disque image pour Mac OS X et contenant les éléments suivants :

• AD Check.app: une application graphique pour réaliser une vérification de l’environnement avant de lancer l’installation réelle de l’agent (ADCHECK)

• Un Guide d’utilisation pour les Administrateurs Mac OS X (Admin Guide for Mac OS X.pdf)

• Un installeur graphique de l’agent (CentrifyDC-5.3.0-x86_64.pkg) valide pour Mac OS 10.0.x, 10.10.x et 10.11

• Un Guide de prise en main rapide (Quick Start Guide for Mac OS X.pdf)

• Le document de « Release Notes » pour cette version de l’agent (Release Notes for Mac OS X.pdf)

Afin de bien préparer votre environnement, vous pouvez réaliser les actions suivantes :

[1] – Créer des UOs pour ranger vos objets dans AD

Je vous conseille de créer une arborescence comme celle-ci par exemple :

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Dans notre exemple, nous mettrons plus tard les objets des comptes machines MacOS X dans l’UO « WORKSTATIONS »

Bien évidemment, sur ces UOs, il faudra que l’administrateur MacOS X est des droits d’administration suffisant, mais cela, c’est du design AD pur et dur.

[2] – Installer les outils d’administration sur une machine Windows

Vous devez installer mes outils d’administration (suivre le guide d’installation) afin d’avoir au moins deux outils d’installés :

Centrify DirectManage – Access Manager

Centrify DirectManage – Deployment Manager

[3] Renseigner les licences

Ouvrir l’outil « DirectManage Access Manager » et rajouter les licences pour la partie Mac OS en réalisant un clic droit sur le nœud supérieur et choisir « Manage Licenses »

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Puis renseigner la clé de licences dans l’onglet « Update » – Il faut bien saisir la clé avec les tirets. Une fois les licences validées vous devez avoir une entrée telle que : « Unix Workstation Licenses ».

[4] – Vérifier la configuration de la machine MacOS X:

Aller dans les préférences systèmes :

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Puis choisir Network/Réseau :

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Renseigner les éléments réseau de manière à ce que le MacOS X soit compatible avec votre plan d’adressage IP réseau, renseigner les serveurs DNS qui adressent votre nom de domaine Active Directory.

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Vous pouvez aussi modifier le nom hôte de votre système MacOS, car par défaut c’est le nom qui sera utiliser pour créer l’objet ordinateur représentant votre systèmes dans Active Directory – Pour cela, aller dans Préférences systèmes, puis choisir Partage/Sharing:

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Votre changement doit être reflété si vous tapez la commande hostname dans un terminal:

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Ensuite, nous allons activer la fonction de « Remote Login » dans Partage/Sharing (Préférences Systèmes):

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A ce stade, un membre des administrateurs du MacOS pourra se connecter en SSH pour notamment transférer l’agent sur la machine avant installation.

[5] – Transfert de l’agent sur la machine

Il existe de nombreux moyens de transférer le fichier dmg de l’agent, mais comme nous sommes censés être en réseau nous allons utiliser l’outil WinSCP que vous pouvez télécharger ici: http://winscp.net/eng/download.php

Installer WinSCP sur la machine qui sert à l’administration Centrify (par exemple), puis lancer WinSCP et paramétrer une session SFTP pour transférer le package Centrify – choisir un nom utilisateur qui fait partie des Administrateurs locaux du MacOS (dans notre exemple, l’utilisateur a un login « florent »:

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Transférer ensuite le package DMG sur le bureau de florent (répertoire Desktop):

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Le package doit alors apparaitre sur le bureau de l’utilisateur :

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Une fois ces éléments préparés, nous allons maintenant passer à l’installation de l’agent côté Mac OS X dans le prochain article.

Directory as a Service, c’est parti !

AzureADDoma1Ça y est ! Microsoft rend public Azure AD Domain Services (à ne pas confondre avec Azure AD ou avec le fait d’installer un DC sur la plateforme IAAS d’Azure… Bon, je sais, ca devient un peu compliqué) qui est la première brique d’une approche qui fait fantasmer énormément de monde: le Directory As A Service ou DaaS. Alors oui, vous allez me dire le DaaS c’est aussi le « Data as a Service », le « Desktop as a service », etc… bon d’accord, alors écrivons le comme cela: DIRaaS, cela sera plus clair…

Donc pour faire simple, Microsoft rend public un nouveau service Azure permettant de créer un service online « simulant » un Active Directory dans Azure (côté SaaS, pas côté IaaS): Azure AD Domain Services. Les objectifs de ce service sont multiples:

(1) Permettre aux entreprise qui possèdent des applications AD dépendantes dans l’IaaS d’Azure (donc des applications hébergées sur des machines virtuelles Azure pour faire simple) de consommer un service Active Directory standard (enfin presque…) sans être obligé d’installer et de maintenir des DCs sur des machines virtuelles Azure uniquement pour des besoins applicatifs

(2) Permettre à des petites entreprises de pouvoir TOUT consommer sous la forme de service d’infrastructure depuis la plateforme Azure – Mais attention, à ce stade il n’est possible que de joindre des machines qui sont des VMs dans Azure, donc ici, pas possible de joindre un domaine Azure AD Domain Services depuis par exemple une machine Windows 10 qui est « on premises » (alors que cette fonction existe avec AD Azure, oui je sais c’est un peu compliqué…)

(3) A terme, fournir un véritable DIRaaS pour les grandes entreprises. Sur ce point, oui, je sais,  j’extrapole, mais je sens bien les choses comme cela, et franchement c’est assez intéressant. Bien sur il y a encore pas mal de dev à faire, mais cela va venir, j’en suis persuadé…

Faire des tests !

En effet, dans le cadre de la gestion de VMs qui sont dans Azure et qui possèdent des applications dépendantes à AD, il faut voir globalement le service Azure AD Domain Services comme un service qui expose les protocoles Kerberos, NTLM, LDAP et GPOs – les VMs Azure peuvent donc joindre ce domaine. Mais attention, on est pas ici exactement comme un domaine AD, donc il est important de faire des tests pour valider que vos applications sont fonctionelles dans ce contexte technique et être certain qu’elles fonctionnent avec ce service – à ce jour, je ne suis pas sur qu’il existe un catalogue officiel d’applications certifiées pour le service, cela viendra certainement.

En bref.

Super intéressant, à tester. Plus d’informations [ ici ]

Microsoft prépare un outil de gestion des privilèges basé sur MIM, MFA et Kerberos

skullComme vous le savez, la prochaine version de Forefront Identity Manager (FIM) s’appellera Microsoft Identity Manager (MIM) et sortira vraisemblablement courant 2015 (voir les annonces de roadmap ici) . Cette nouvelle version apportera une nouveauté extrêmement intéressante pour les grandes organisations: un bastion pour la gestion des privilèges.

Pour faire simple, le principe est la création d’une forêt bastion (avec des DC Windows 2012R2 ou vNext), la création d’un trust (la forêt de production approuve la forêt bastion), la création des groupes AD d’administration (ceux dont l’appartenance permet l’exécution de commande à privilège) dans la forêt bastion (avec le même SID que les groupes qui sont dans la forêt de production), et le « vidage » des groupes d’administration dans la forêt de production.

PAMFIM

Ensuite, un administrateur peut faire une demande via MIM ou via un service web utilisant les APIs de MIM afin de « devenir » administrateur d’une partie du SI pendant un temps donné. La solution est capable de gérer l’appartenance temporaire à ce groupe, fournie du reporting (bon, ok, c’est un peu de la bricole pour l’instant le côté reporting…), l’intégration avec MFA pour l’authentification à deux facteurs lors d’une demande particulière et le pilotage du TGT du ticket kerberos pour être certain que l’administrateur ne pourra pas bénéficié de l’appartenance au groupe plus longtemps que prévu.

Voici un schéma résumant la fonction:

MIM-PAM

Il reste à vérifier avec le temps comment les entreprises vont appréhender cette nouvelle fonction et comment elles vont accepter le fait d’avoir à rajouter une forêt bastion pour gérer les comptes à privilège.

 

 

CADIM: Communauté Active Directory et Identity Management – www.cadim.org

Logo

Je suis très heureux d’annoncer une très belle initiative pour la nouvelle année 2014 !

La communauté CADIM (Communauté Active Directory et Identity Management) vient de lancer sa nouvelle plateforme web communautaire: www.cadim.org

Cette communauté regroupe les professionnels et utilisateurs francophones d’Active Directory, de WA AD et des technologies de gestion des identités de façon plus globale [ description de la cadim ]

La communauté est ouverte à toutes et tous, n’hésitez à vous inscrire et à vous abonnez aux news ou même à participer en tant qu’auteur !

Windows Azure Active Directory: les nouvelles fonctions

waadMicrosoft vient juste de mettre en ligne tout un ensemble de nouvelles fonctionnalités pour WA AD (Windows Azure Active Directory). Tout d’abord, petit rappel, WA AD n’est PAS Active Directory dans Azure… Si une organisation veut un DC Active Directory dans Azure ou même faire une forêt complète dans Azure, la démarche est d’utiliser le service Infrastructure As A Service d’Azure et de faire une installation « classique » de Windows, suivi du rôle AD DS.

WA AD est en fait une nouvelle brique dans a stratégie de Microsoft, et c’est franchement très intéressant Il faut voir WA AD, principalement comme une offre de Fédération As A Service. En effet, l’instance WA AD d’une société va permettre en faite de connecté cette instance soit à des applications en ligne : Office365 bien sur, mais aussi SalesForce par exemple et/ou d’utiliser d’autres sources d’authentification comme étant le recueil d’utilisateur: l’instance WA AD d’un partenaire, un compte Google ou même un compte Facebook.

Comme l’instance WA AD de l’organisation est vraisemblablement « connectée »  à l’Active Directory on premise (dirsync + ADFS ou dirsync + Centrify for saas), et bien la boucle est bouclée.

WA AD débarque en deux mode, le standard et le premium – ce qui est bien avec le mode standard, c’est qu’il est gratuit, et franchement les fonctions de base sont assez impressionnantes.

Voici un détail des deux mode, en sachant que la version Premium est actuellement en beta, et donc gratuite elle-aussi jusqu’à la release finale:

WAAD_program

 

389 Directory Server 1.3.1.10

389Directoryserver

 

Le projet Fedora vient de mettre en ligne la version 1.3.1.10 de 389 Directory Server. Cette nouvelle version est téléchargeable [ ici ] – vous y trouverez aussi les notes d’information sur les nouveautés.

Pour moi, le plus « gros bug » corrigé est celui-ci:  » Ticket #47492 – PassSync removes User must change password flag on the Windows side  « 

En effet, lors de la synchronisation vers Active Directory (module encore largement perfectible !) , un bug éliminait le besoin pour un utilisateur de changer son mot de passe au niveau d’Active Directory, plutôt ennuyeux…

Globalement, je suis assez déçu par ce produit, plein de promesses au départ, les trop nombreux bugs au niveau des modules de synchronisation ont eut raison de ma patience… FIM est peut être payant, mais cela fonctionne et il y a du support…

 

Kerberos V5: comment cela fonctionne t-il ?

kerberos_noir

C’est tout bête, mais je relie cet article de Microsoft traitant du protocole kerberos au moins une fois par an… Il y a tout dedans, le protocole lui-même, les protocoles de chiffrement utilisés, la gestion des tickets, le contenu des tickets, l’interaction avec le LSA Windows, les relations inter-royaumes, etc… bref tout ce qu’il faut savoir quand on travaille avec kerberos dans l’environnement Active Directory.

C’est fou ce que l’on oublie rapidement 😉

Je vous conseil de le mettre en favoris, et de revenir sur cette page régulièrement, refaire une lecture, vous verrez c’est extrêmement bénéfique !

Un autre lien indispensable, le « Kerberos Survival Guide« , provenant du Technet Wiki de Microsoft – cette page est le point de départ de nombreuses réponses et de nombreuses questions…

 

Un SSO pour les applications Cloud relié à Active Directory

Planet  Centrify débarque dans le monde du SSO Cloud et de la Fédération d’Identité avec une solution assez révolutionnaire en terme d’approche: Centrify DirectControl for SaaS.

En effet, l’idée est de réaliser ici depuis votre PC sous Windows, depuis votre Mac, depuis votre station Linux, depuis votre téléphone iOS ou Android ou depuis votre tablette iOS ou Android un SSO vers les applications Cloud de l’entreprise. Ce SSO est possiblement basé sur différentes technologies (dans le backoffice), fédération d’identité, OpenID, Login/Mot de Passe, etc… Le tour de force réside dans différents aspects:

  • Le paramétrage se fait depuis Active Directory: Des GPOs et une MMC vont permettre de paramétrer les différentes options, les paramétrages peuvent aussi se réalisés coté du service Cloud et sont synchronisés entre le service Cloud et Active Directory: la désactivation d’un compte dans Active Directory désactivera l’ensemble des comptes utilisateurs dans les applications Cloud pour cette entreprise, bien utile en terme de sécurité !
  • La solution est extrêmement simple à installer: pas de serveur de fédération, pas de paramétrage complexe, pas de synchronisation d’utilisateur: il suffit d’installer un serveur Proxy dont le rôle est de synchroniser les information Active Directory vers un service Cloud Centrify basé sur Azure, le service Cloud Centrify fait le lien avec les applications SaaS – pas d’infrastructure complexe
  • Le service Cloud Centrify basé sur Azure permet de maintenir à jour les paramètres et le niveau de sécurité sur l’ensemble des devices, même si ils sont en dehors de l’entreprise, dès que ceux-ci se connectent à Internet et donc à Azure

Centrify_for_SaaS

Coté Tablette ou Téléphone, une simple application téléchargée depuis le store ou un navigateur, permettent à l’utilisateur de réaliser toutes les opérations: accès aux applications en SSO, mise à jour des informations utilisateurs, réinitialisation de mot de mot de passe, blocage d’un device perdu ou volé, etc…

Centrify propose une version gratuite de sa solution, la version DirectControl for SaaS, pleinement fonctionnelle, sans limitation dans le temps ou dans le nombre de devices gérés: certaines fonctions pour les grandes entreprise seront uniquement présentes dans la version payante qui sortira en Q2 2013.

Mes premiers tests sur la version express de la solution sont plus que concluants: ce produit est génial – De plus, il fonctionne parfaitement avec Office365, que l’instance Office365 soit paramétrée en mode Login/Password ou en mode Fédération, sauf qu’il n’y pas besoin d’ADFS ou de DirSync V2 !

Enfin, je vous conseille vivement de regarder cette vidéo de démonstration de 5 minutes qui vous donnera une meilleure idée de la solution depuis un PC ou une Tablette:

 

 

 

Microsoft Techdays 2013: Une session sur la gestion des SmartPhones & Tablettes depuis Active Directory

  C’est parti ! Microsoft lance la nouvelle édition des Techdays qui aura lieu au Palais des Congrès de Paris les 12, 13 et 14 Février 2013.

Il est clair qu’il y a un nombre impressionnant de nouveautés à traiter durant cette édition avec des sessions techniques et stratégiques sur les derniers produits lancés par Microsoft avec notamment:  Windows 8, Exchange 2013, Lync Online, Office365, Azure, etc…

De mon coté j’animerais une session autour de la gestion des smartphones et tablettes iOS, Android et Windows 8 depuis Active Directory et sur les moyens de protéger l’information se trouvant sur ces périphériques mobiles via Microsoft AD RMS. Pour rendre les choses vivantes, je vais préparer des vidéos de présentation expliquant tout cela, ces vidéos seront aussi présentes sur ce blog après les Techdays 2013.

Vous pouvez vous rendre sur le site des Techdays afin de vous enregistrez pour cette session et faire du buzz autour de celle-ci en utilisant les boutons Facebook, Linkedin et Tweeter. En espérant vous voir sur place !

 

Méthodologie et outils d’audit des permissions d’un Active Directory par l’ANSSI

Retrouvez sur le site de l’ANSSI, un très bon livre blanc décrivant la méthodologie et des outils d’audit des permissions d’un Active Directory.

Rappelons que l’une des missions de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information est de fournir des informations, des recommandations et des pistes de réflexion afin d’aider les entreprises et organisations de toute taille d’améliorer leur sécurité informatique.

Cela semble peu par rapport à ce que fournissent les différentes agences américaines, mais au moins cela a le mérite d’exister – de plus, ce Livre Blanc est très bien documenté – bonne lecture !

Les sessions des Techdays 2012 sont en ligne !

  Les sessions des Microsoft Techdays 2012 sont en ligne ! Vous pourrez notamment retrouver mes deux sessions sur l’intégration Linux et Unix dans Active Directory et sur le déploiement d’AD RMS en entreprise. Il est également possible de télécharger les fichiers Powerpoint rattachés à ces présentations. N’hésitez pas à les visionner et à donner votre avis sur l’interface de gestion des commentaires et de notation.

# Session  » Windows & Linux: plus forts ensemble !  »

# Session  » Protéger le patrimoine informationnel de l’entreprise grâce à AD RMS  »

MVP Summit & MVP Nation were great !

  Le MVP Summit et la conférence MVP Nation touchent à leur fin. Ce fut extrêmement intéressant, certaines nouveautés autour de Windows 8 Server sont tout simplement impressionnantes (mais je ne peux pas vous en parler…NDA for ever…)  – Vous pouvez dès maintenant évaluer Windows 8 Server en téléchargeant la béta, et franchement, si vous êtes un  » IT Pro », ne perdez pas de temps, il y a bcp de choses à voir…

Nous organiserons bientôt avec la www.cadim.org un évènement autour de la nouvelle version d’Active Directory et ferons des démonstrations en LIVE !

D’ici là, quelques photos du MVP Summit côté Frenchies: http://www.flickr.com/photos/mtoo/sets/72157629491660511/show/

 

 

Active Directory dans le nuage, est ce bien raisonnable ?

Le service d’authentification rattaché à l’offre de Cloud Public de Microsoft, dont Office365, vient de changer de nom: il s’appelle dorénavant Windows Azure Active Directory (WAAD), et oui, carrément !

Attention, pas de confusion, pour l’instant il s’agit toujours d’un annuaire différent de l’annuaire « On premise » – En clair, il faut implémenter le service de synchronisation fournit par Microsoft afin de faire du push des comptes Utilisateurs et Groupes depuis l’Active Directory On Premise vers « l’annuaire » WAAD dans le nuage de Microsoft, et les fonctions ne sont pas les même.

Vous trouvez cela nuageux ? vous n’avez encore rien vu !

pour le push des objets, vous utiliserez le composant DirSync V2, qui est en fait un packaging spécifique du moteur de synchronisation d’ILM (oui, j’ai bien dit ILM, pas FIM, donc 32bits only) réalisé par l’équipe Cloud de Microsoft US. Cette synchronisation vous permettra alors de provisionner « automatiquement » une partie de vos objets dans l’annuaire en ligne utilisé par vos applications hébergées sur le service en ligne de Microsoft (ah, oui, j’oubliai, on ne dit plus ASP ou service en ligne, on dit Cloud…)

Pour un certain nombre de raisons techniques, cette synchronisation est actuellement obligatoire pour faire ensuite de la fédération d’identité et donc du SSO basé sur un scénario de fédération entre l’annuaire Active Directory local et le service d’annuaire dans le « cloud » de Microsoft.

Depuis quelques mois, une nouvelle brique à fait son apparition, il s’agit de ACS 2.0, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas encore totalement intégré les subtilités fonctionnelles additionnelles de ce composant (d’ailleurs si certains veulent laisser des commentaires sur ce post…) à part le fait que je devrais être en théorie capable de fédérer des fournisseurs des services tel que Google ou Facebook, ce que je n’ai pas réussi à faire… et on ne peut pas dire que la documentation sur ce sujet me brule les yeux…

Bref, cela avance à petit pas, mais cela avance.

Le changement de nom du service d’authentification en Windows Azure Active Directory semble vouloir démontrer un futur « véritable » Active Directory dans le cloud de Microsoft. Pourquoi ne pas imaginer avoir des contrôleurs de domaine répliquant directement les informations « On premise » vers le cloud de Microsoft, au delà de la Fédération qui reste compliqué à implémenter pour beaucoup d’entreprises; pourquoi ne pas imaginer une abolition des frontières classique en terme de couverture d’annuaire ?

Pourquoi ne pas l’imaginer, oui, mais… est ce souhaitable ? c’est là pour moi la vraie question… j’avoue être assez émerveillé (ou horrifié, cela dépend…) par le peu de précaution que prennent les organisations avec ce type de sujet. Je vous laisse seul juge, mais voulez vous vraiment mettre votre Active Directory dans le nuage ???

Webinar sur la sécurité et l’intégrité des données dans Active Directory

NetIQ a organisé avec l’aide de Darren Mar-Elia un webinar sur la sécurité et l’intégrité des données dans Active Directory. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Darren, et bien disons que c’est le genre de personnage qui illumine les soirées par son intelligence et son agilité d’esprit. Je croise Darren tous les ans au MVP Summit, car il est lu aussi MVP sur les GPOs, et c’est franchement un réel plaisir d’échanger avec lui sur sa vision de l’IT et sur l’avenir de notre métier. En tant que ex-concepteur de Vintela, ex-CTO de Quest et actuel CEO de SDM Software, autant dire que ce sont des conversations ouvertes et intéressantes.

Vous retrouverez dans ce webinar gratuit toute la passion et intelligence de Darren, il est à voir si vous travaillez de près ou de loin avec Active Directory et la sécurité. Le webinar est accessible [ ici ]

 

Lion & Active Directory: Trucs et astuces

MacWindows.com est un des sites de référence en terme de gestion de l’interopérabilité entre le monde Apple et Microsoft. L’arrivée de Lion apporte un nombre de bugs et de facteurs d’instabilité très important en ce qui concerne la connexion à des serveurs NAS ou la connexion à Active Directory. C’est pourquoi le blog MacWindows consacre une part très importante des derniers posts sur les différents trucs et astuces pour corriger ou contourner ces problèmes de connexion survenus depuis la sortie du dernier OS d’Apple. En effet, de nombreuses organisations utilisant le plug-in d’authentification à Active Directory découvrent des problèmes récurrents alors inconnus avec les versions précédentes. Les causes réelles de ces dysfonctionnements ne sont pas clairement expliquées par Apple, qui préfère annoncer pour l’instant des patchs pour les semaines à venir, sans garantir le support du fonctionnement tel que connu avant Lion. Si vous administrez du Lion sur votre réseau, je vous invite donc à regarder sur MacWindows.com si il n’y a pas quelques réponses à vos questions existentielles.

Etude comparative des solutions d’intégration gratuites à Active Directory pour les systèmes Unix et Linux

Une étude extrêmement intéressante a été réalisée par Rodney Ruddock, consultant au sein de la société Interop Systems, qui est un cabinet d’expertise Américain spécialisé dans les études de marché techniques en ce concerne les problématiques d’interopérabilité.

Cette excellente étude compare les différentes solutions logicielles gratuites permettant d’intégrer les systèmes Unix, Linux et Mac dans Active Directory, et qui permettent aux organisations d’utiliser Active Directory comme annuaire centralisant pour les authentifications des utilisateurs quel que soit le système utilisé. cette approche apportant de nombreux avantages tels que: unicité du nom utilisateur et du mot passe utilisateur sur l’ensemble des systèmes, centralisation des logs d’authentification sur les contrôleurs de domaine AD, stratégie de politique et de complexité de mot de passe unifiée sur l’ensemble des systèmes, etc.

En substance, voila les conclusions de Rodney Ruddock dans le tableau suivant, les cases en jaune indiquant les éléments significatifs et importants selon Rodney Ruddock:

Rodney Ruddock préconisant donc Centrify Express comme la solution idéale pour l’intégration gratuite des environnements hétérogènes dans Active Directory.

L’étude complète est accessible [ ICI ]

 

Active Directory 2008 R2: Backup et DRP

Peter Van Keymeulen est un consultant infrastructure de haut niveau travaillant pour une société de consulting belge spécialisée dans le domaine des infrastructures Microsoft. Il a créé il y a peu un document vraiment complet concernant les méthodes de sauvegarde et de restauration pour un Active Directory sous Windows 2008 R2. La partie restauration traite de façon précise les éléments nécessaire à un DRP (genre, c’est vraiment la misère de la misère noire…car pour faire un vrai DRP Active Directory, il faut quand même être motivé… ou ne pas avoir le choix…) J’ai vraiment été très impressionné par la qualité et l’exhaustivité du document, je me devais de vous le faire partager.

Bon d’accord, le document est en Anglais et non en Français, mais c’est pour en faire profiter le plus grand nombre car il faut bien reconnaitre que les articles du Microsoft Technet ne sont pas toujours très précis. Et puis, cela pourrait être pire… en Néerlandais !

Bonne lecture de ce [ très bon document ]

Centrify DirectExpress: Intégrer gratuitement les machines Mac, Linux et Unix dans Active Directory !!!

Centrify propose maintenant une version gratuite permettant de déployer et gérer l’intégration des environnement Mac, Linux et Unix dans Active Directory.

Bien sur, certaines fonctions ne sont pas présentes, donc pas de possibilité ici de gérer plusieurs UIDs/GIDs, de supporter les SmartCard ou de faire des GPOs sur les systèmes (fonctions intégrées dans la version payante) – néanmoins, il est possible ici de gratuitement intégrer les systèmes hétérogènes dans Active Directory.

Il donc possible de réaliser une intégration transparente dans l’annuaire Microsoft et donc de permettre aux utilisateur d’utiliser le même mot de passe sur tous les systèmes et de profiter d’un SSO utilisateur basé sur kerberos. Cela est déjà génial !

Centrify DirectExpress est téléchargeable [ ICI ]

Si vous voulez en savoir plus sur Centrify DirectExpress avant le déploiement, vous pouvez regarder la vidéo suivante:

Les limites techniques d’Active Directory

Un post rapide pour signaler un article que j’ai trouvé par hasard sur le blog de la société Nelite expliquant les limites techniques d’Active Directory en ce qui concerne le nombres d’objets, le nombre de GPOs applicables, etc…

C’est très intéressant: http://blogs.nelite.com/blogs/identitysolutions/archive/2011/02/04/les-limites-d-active-directory.aspx et à garder sous le coude pour certains projets grands comptes…

De plus, je vous invite à conseiller vos client internes ou externes à mettre une vraie politique de sauvegarde Active Directory avec des outils dédiés et performants.

 

Est ce que freeIPA est l’Active Directory de RedHat ?

redhat_freeIPA Apparu il y a quelques mois en version 1.0, la suite freeIPA est passée totalement inaperçue dans le monde de la gestion des identités et des accès. Et pourtant, la version 2.0 (pour l’instant en beta) propose une liste de fonctions qui rappelle fortement ce que propose Microsoft au travers d’Active Directory:

  • Service LDAP (anciennement Fedora Directory Server)
  • Service MIT Kerberos
  • Service NTP
  • Service DNS
  • Service d’autorité de certification
  • Interface d’administration en mode web ou en ligne de commandes
  • Gestion des comptes utilisateurs et des groupes

HighLevelArchV2

Avouez que la ressemblance est troublante…

J’ai pour habitude de dire qu’Active Directory, c’est trois éléments: [1] Un service LDAP [2] Un service Kerberos [3] Un ensemble d’autres choses…  Le tout proposé avec des outils d’administration et de gestion intégrés.

freeIPA 2.0 proposera en Mars 2011 des outils de synchronisation avec Active Directory, à voir la comparaison avec un méta-annuaire.

Mais, le véritable chalenge sera comme souvent l’intégration des clients… Active Directory possède pour l’instant la plus grande couverture fonctionnelle de clients qui puisse exister: Windows, Mac, Unix, Linux, tout est possible ! Il sera donc très important de tester l’intégration des clients lors du test éventuel de freeIPA en version 2.0.

Sortie de la version 2.1 pendant l’été 2011.

Charte de nommage pour les objets publiés dans l’annuaire Active Directory

Alphabet Microsoft fournit un article très intéressant sur la taxonomie à utiliser lorsque l’on publie des objets dans Active Directory. Cet article est accessible [ ici ] et présente dans les grandes lignes les chartes de nommages en fonction des différents objets, Nom Netbios Ordinateur, Nom FQDN Ordinateur, Nom Netbios de domaine, Nom de domain DNS, Nom des sites Active Directory, nom des OUs,  et tout cela en relation avec les règles d’usage liées à Active Directory ou aux différentes RFCs officielles.

En oubliant pas qu’il existe une liste de noms interdits pour les nouveaux objets car déjà utilisés par le système:

Mots réservés pour les noms Windows NT 4.0 Windows 2000 Windows Server 2003
ANONYMOUS X X X
AUTHENTICATED USER X X
BATCH X X X
BUILTIN X X X
CREATOR GROUP X X X
CREATOR GROUP SERVER X X X
CREATOR OWNER X X X
CREATOR OWNER SERVER X X X
DIALUP X X X
DIGEST AUTH X
INTERACTIVE X X X
INTERNET X X
LOCAL X X X
LOCAL SYSTEM X
NETWORK X X X
NETWORK SERVICE X
NT AUTHORITY X X X
NT DOMAIN X X X
NTLM AUTH X
NULL X X X
PROXY X X
REMOTE INTERACTIVE X
RESTRICTED X X
SCHANNEL AUTH X
SELF X X
SERVER X X
SERVICE X X X
SYSTEM X X X
TERMINAL SERVER X X
THIS ORGANIZATION X
USERS X
WORLD X X X

Active Directory a 10 ans !!!

Active Directory a mhappy_birthday_cakeaintenant 10 ans !!!

Cette date est passée inaperçue, doucement, comme si cela était normal… N’oublions pas qu’il y a donc un peu plus de 10 ans, Microsoft ne proposait « que » la base SAM NT 4.0 comme annuaire de comptes. Le véritable annuaire étant en fait à l’époque l’annuaire proposé par Exchange Server 5.5. La pression exercée par Novell sur les NOS fut alors totalement retournée contre Novell, et il faut bien reconnaitre que Microsoft a largement réussi son OPA sur les NOS… Quel est maintenant l’avenir d’Active Directory ? in the cloud ? ou pas ?  Geneva sera t-il le prochain Active Directory ? j’ai personnellement du mal a y croire… Est ce que votre entreprise veut mettre son creuset identitaire chez un tiers ? « in the cloud » ? sans aucun contrôle technique et éthique ? cela semble plutôt improbable… ou suicidaire… au choix.

A suivre….

Un nouveau blog dédié au « group management »

getgroupblog Un nouveau blog vient d’apparaitre dans la blogosphère de la gestion de l’identité et des accès. Il s’agit du get-group blog [ http://blog.imanami.com/] – La particularité de ce blog est de réaliser un focus sur la méthode du Group Based Access Control (GBAC), méthode dérivée du RBAC qui permet de construire une méthode de contrôle d’accès basée sur les groupes et non pas sur les rôles. Cette méthode à l’avantage de la simplicité comparée à une méthode classique de RBAC, mais doit être complétée par une méthode d’audit des groupes pour être efficace en terme de reporting. Néanmoins, il s’agit d’une méthode tout à fait adaptée aux entreprise qui ne souhaitent pas investir dans le RBAC. Ce Blog est donc une initiative interressante pour tout consultant travaillant dans le monde des annuaires ou de l’IAM.

Microsoft ILM 2007 supporte maintenant Exchange Server 2010

logo-ilm2007Microsoft met à disposition le SP1 pour ILM 2007 FP1 – il s’agit donc de ILM 2007 FP1 SP1… Le service pack est téléchargeable ici [ Téléchargement de ILM 2007 FP1 SP1 ] – Au delà de fournir un package reprenant l’ensemble des correctifs sortis depuis le FP1, ce service pack permet surtout d’utiliser GALSync Management Agent ou un agent Active Directory personnalisé pour réaliser le provisioning vers Exchange Server 2010.

Pour utiliser cette fonctionnalité, les conditions suivantes doivent être remplies :

  • Le compte de service d’ILM 2007 synchronisation doit être un compte de domaine.
  • Le serveur ILM 2007 synchronisation doit être associé à un domaine. Toutefois, le serveur est connecté au domaine dans lequel la mise en service se produit.
  • PowerShell 2.0 doit être installé sur le serveur ILM. En outre, PowerShell 2.0 doivent être installés et configuré pour l’accès à distance sur Exchange Server 2010 Client Access Server (CAS)

Pour effectuer le provisionnement de boîtes aux lettres pour Exchange Server 2010, il faut utiliser le code qui appelle la méthode ExchangeUtils.CreateMailbox ou un autre code personnalisé. Il faut veiller à ajouter l’attribut msExchHomeServerName dans le code de mise en service pour créer une boîte aux lettres.

Utilisation des SmartCard en environnement mixte Macintosh-Microsoft

Cette vidéo illustre la possibilité d’utiliser Active Directory et l’autorité de certification de Microsoft en tant que briques d’infrastructure centralisatrices pour l’utilisation des carte à puces de type Gemalto .NET dans des environnements mixtes de type Macintosh ou Microsoft. Cette possibilité est fournit grâce à l’utilisation combinée des drivers PKCS#11 et de la solution Centrify DirectControl:

Novell vous offre… Active Directory !

suse_logoJ’ai assisté il y a quelques semaines à une présentation de Novell France sur le sujet des nouveautés autour de Open Entreprise Server 2.

Présentation à la fois talentueuse de la part des présentateurs et extrèmement intéressante sur le contenu lui-même.

Pendant cette présentation, la solution qui a le plus attiré mon attention est sans conteste  » Domain Services for Windows ».

Voilà comment Novell France présente ce service sur son site web:

Domain Services pour Windows rationalise la gestion des utilisateurs et des groupes, tout en simplifiant l’infrastructure des environnements hétérogènes. Grâce à cette technologie novatrice, les utilisateurs de Microsoft Windows ont accès aux services OES par le biais des protocoles Windows et Active Directory en natif. En effet, elle permet aux serveurs eDirectory exécutés sous Open Enterprise Server de se comporter comme des serveurs Active Directory. Ainsi, les entreprises peuvent déployer ces deux services Annuaire et optimiser la coexistence entre les deux plates-formes. En d’autres termes, les utilisateurs peuvent travailler dans un environnement de bureau exclusivement Windows tout en continuant à tirer parti de la technologie et des services dorsaux d’Open Enterprise Server, sans même avoir besoin d’installer un client Novell sur leur poste de travail.

La tâche des administrateurs s’en trouve également simplifiée car ils peuvent gérer les utilisateurs et les groupes avec Novell iManager ou MMC (Microsoft Management Console). En outre, les administrateurs réseau sont capables d’utiliser les outils dont chaque serveur dispose en natif pour gérer les systèmes de fichiers, et de centraliser l’administration des partages Samba sur les serveurs OES Linux/DSFW via iManager. De plus, MMC permet aux administrateurs de créer des listes d’approbation unidirectionnelles entre les domaines DSFW et Active Directory.

Domain Services pour Windows prend en charge le verrouillage multi-protocoles lorsqu’il est déployé dans un environnement exploitant le protocole NCP (NetWare Core Protocol). Que les clients choisissent d’utiliser des clients Windows, NCP ou les deux, les fichiers sont soumis aux droits d’accès du Novell Storage Services (NSS).

Domain Services pour Windows n’est ni un méta-annuaire ni un connecteur de synchronisation entre eDirectory et Active Directory. Il ne s’agit pas non plus d’un émulateur de bureau. Domain Services pour Windows est uniquement exploitable sur les déploiements d’Open Enterprise Server 2 SP1 sous SUSE Linux Enterprise.

Le principe est assez étonnant, il s’agit d’une émulation du service Active Directory sur un serveur SUSE. Mais là où SAMBA s’arrete à une émulation de type NT.4, le service de Novell permet une véritable intégration Active Directory, gérable par la MMC Microsoft comme si il s’agissait d’un véritable Active Directory. D’après Novell, il est tout a fait possible de mixer des DCs Windows avec des DCs émulés par ce service au sein de la même forêt.

Des tests ont été réalisés avec SharePoint, qui serait une application compatible avec ce service, mais à priori, certaines applications comme Exchange Server ne sont pas encore supportée. Donc méfiance… Des tests s’imposent. Quoi qu’il en soit, la démonstration été bluffante et l’idée de Novell tout à fait novatrice, du moins dans l’implémentation.

Je testerai personnellement ce service très prochainement et posterai les résultats sur ce blog.

Migrer vos domaines NIS vers Active Directory

nis-migrationcom La migration NIS est une des problématiques majeures de l’ensemble des grands groupes que j’ai pu rencontrer. En effet, les domaines NIS ou NIS+ ne sont plus supportés par SUN, l’inventaire du protocole. De plus, le protocole d’authentification NIS n’étant pas sécurisé (en fait, vraiment pas sécurisé…), il est important de migrer pour des raisons sécuritaires ou pour des besoins de compatibilité SOX ou PCI.

Classiquement, le premier réflexe est d’imaginer migrer les informations contenues dans les domaines NIS ou NIS+ vers un annuaire LDAP. Après ce premier réflexe, les ennuis commencent… La première problématique étant bien évidemment la collision des UIDs. En effet, dans le monde réel (et pas celui de PowerPoint) un utilisateur physique unique possède plusieurs profils Unix en fonction du système sur lequel il doit se connecter, il est alors très compliqué de consolider potentiellement des dizaines d’UIDs vers un seul attribut UID stocké dans un annuaire LDAP.

C’est ici qu’Active Directory peut venir à l’aide des administrateurs ou architectes Unix !!! En effet, selon certaines conditions, il sera possible de migrer et conserver plusieurs UIDs dans l’annuaire Active Directory et ainsi conserver les accès aux ressources Unix sans modifier les UIDs sur l’ensemble des systèmes migrés.

Un site extrêmement bien construit www.nis-migration.com explique (en anglais) l’ensemble de la problématique et des possibilités techniques de la migration NIS -> Active Directory – Je reviendrais plus tard sur cette problématique très répandue dans les grands entreprises utilisant Unix ou Linux.

WebTV intéropabilité des systèmes Unix, Linux et Mac avec Active Directory

webcast2Les Groupes Utilisateurs font leur show ! -La Communauté Active Directory et Identity Management -Interopérabilité Windows-Linux-Unix-Mac

L’intéropérabilité ! C’est ce thème d’actualité que traîte la Communauté Active Directory et Identity Management lors de cette web TV dédiée au Groupes Utilisateurs,les experts Sylvain Cortes ( Président de la CADIM ) et Christophe Dubos (Microsoft) en font un tour d’horizon des solutions pour gérer les authentifications et les autorisations des systèmes Unix, Linux et Mac dans Active Directory, tout cela en 17 min ! Profitez de l’expertise de ces deux intervenants !

Pour visualiser la WebTV c’est ici: http://www.microsoft.com/france/vision/Technet-tv/Webcast.aspx?eid=2ae18d77-d4a9-40e6-9402-24fabf8339be